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AL3ES, Agence Locale de l'Écologie, de l'Énergie, de l'Économie et de la Solidarité....

AL3ES, Agence Locale de l'Écologie, de l'Énergie, de l'Économie et de la Solidarité....

On n'a jamais raison trop tôt, on a raison. Point... C'est un peu radical et parfois on ne vit jamais assez longtemps pour le savoir. Dans nos urgences, des mots de maux, des clins d'œil et des coups de gueules, des propositions, des idées (parfois), des envies, transition toute faites pour toutes les belles...

Publié le par franck
Publié dans : #De la graine d'énergie...

Il y a des soirs comme ça... Les étoiles brillent nous offrant un horizon galactique comme rarement à cette saison. J'ai mal. Je ne sais pas où. Mais j'ai mal. J'ai mal aux parties de moi non exprimées, non partagées. Plus le ciel nous donne à voir de ses profondeurs, plus on plonge dans nos douleurs intérieures ? L'immensité au bord de laquelle je devrais dormir me transperce de ses infinis, secoué par le sens que je m'interdis d'y donner.

J'aimerai m'amputer de vous. Vivre sans le souvenir de vous. Sans les souvenirs. J'aimerai continuer à vivre comme si je ne vous avais pas connus. Que le hasard et le destin puissent encore me faire rencontrer une personne comme vous. Ces traitres fatalistes (le hasard et le destin) ont marqué mes sens, mon esprit, mon corps, mes envies, mes fantasmes de votre existence. Ce n'est pas que je pense à vous. Vous êtes en moi bien avant que je n'ai le temps de penser à quoique ce soit. Comme le cœur bat pour alimenter de sang notre corps, chacune de ses ondes inondent le mien d'un bout de vous. Une ombre, un stigmate, un son, une odeur, un mot, un signe, un rire, une vibration, un souffle... Envahi de la représentation que j'ai de vous. Englué. Les traces multiples de vos absences, cicatrices virtuelles mais néanmoins douloureuses du trop de manque de vous. Carences. Faible face aux tâches à accomplir, vous êtes sources inépuisables de courage, d'envie, de sens pour continuer de regarder le monde tel qu'il est. Et il n'est pas toujours beau. Enfin, le monde si, mais ses habitants lui donnent une laideur qui parfois me révulse. En bien, en mal, en pire, en espoirs dans votre ailleurs où je n'ai pas de place règne une indifférence où je ne trouve place, où je n'ai pas de place. Modernité du comportement où les signes sont numériques. De l'éternité des molécules à la virtualité des relations. Comme des amas de clics, des cliques de moutons fabriquent de petits opinions. Entre l'infini et le pas fini il y aurait toutes ces choses auxquelles je ne voudrais plus penser, plus attendre de vous... Pas sûr que l'on puisse s'amputer d'autant d'êtres et rester en vie. La cruauté et l'indifférence restent une part de vous, il me plait d'y découvrir ce mystère, mais évaluant les degrés de souffrances traversés dans ces tourments de pensées à votre égard, il faut être raide cinglé, fou inconséquent pour s'accrocher à tant de vide.

Il y a des nuits comme ça... Vos lumières m'arrivent toujours avant l'aube. Au cœur des nuits j'entends battre le vôtre, comme un écho de rêves il berce et rythme mon sommeil. Je ressens dans mes rêves ses soupirs, j'entends cet appel permanent, incessant sans savoir y répondre. Dans mes rêves flottent des silences où m'apparaissent vos courbes, vos allures, vos mouvements... Ouvrir les yeux, découvrir la pénombre est alors d'une cruauté indescriptible. Alors que j'étais sur le point de vous toucher, vous parler me revoilà au milieu d'une nuit, seul... Sans repères, tournoyant d'un bord à l'autre de l'espace du sommeil, forçant ma somnolence à replonger dans ces rêves pour tenter d'y agir. À la charnière de la veille et du lendemain, à la recherche des rêves perdus, vous m'apparaissez toujours. Vous êtes dans mes nuits sans être dans mes jours. Vous êtes dans mes jours sans être dans mes nuits. Bien plus qu'un rêve, qu'un songe, plus fort qu'une envie, qu'un besoin ; c'est dans ces mélanges étranges que trop rarement j'ai cette chance de vous avoir à mes côtés.

Je reste ainsi complètement fou à l'idée de vivre un temps, même bref, à vos côtés. Ça doit me maintenir en vie. Mais j'ai mal de ces distances, de ces silences... Trop longs ces temps sans vous. J'ai fait de vous une icône dont je ne sais comment me débarrasser. Si je ne veux vous embarrasser, vous y mettez de toute manière des barrières dont je n'ai ni les clés, ni les codes. Impossibles à franchir pour moi. Écueil. Ce que je vois de vous, ce que je lis de vous, ce que j'aime en vous est intact. Préservez ce je ne sais quoi hautain, restez en haut du piédestal sur lequel je vous ai posé. Ne descendez pas agiter en moi ce que vous ne me permettrez pas d'exprimer. Mais n'entravez pas non plus chez moi l'envie de vous parer des rêves qui me plaisent.

À l'envers, à l'endroit... Et comme toujours il y a des jours comme ça où tout s'enfile de travers pour au final que toutes les perles tombent parterre. Échappé... Cruel constat du poids du temps qui passe. Lourd de ce gâchis. Lesté de ce temps perdu. Plombé de tant d'inerties. Écrasé de lassitude devant les absences de réponses. Tout ce poids pour garder le pieds sur Terre ? Étouffé par les conformismes. Privé parfois d'essentiels. Gavé souvent de futile.

Il y a des jours où je pense que demain ne sera pas. Tellement mal. Trop mal. Je ne sais ni abuser, ni profiter de votre présence pour que l'idée d'un sans lendemain finisse sur une bonne et belle note. Une apothéose des sens, un tourbillon de folie pour lesquels vous orchestrez toujours et encore la fin alors que rien n'a commencé et le début alors que rien n'est fini. Et ne le sera jamais.

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