Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
AL3ES, Agence Locale de l'Écologie, de l'Énergie, de l'Économie et de la Solidarité....

AL3ES, Agence Locale de l'Écologie, de l'Énergie, de l'Économie et de la Solidarité....

On n'a jamais raison trop tôt, on a raison. Point... C'est un peu radical et parfois on ne vit jamais assez longtemps pour le savoir. Dans nos urgences, des mots de maux, des clins d'œil et des coups de gueules, des propositions, des idées (parfois), des envies, transition toute faites pour toutes les belles...

Publié le par franck
Publié dans : #transition écologique

Le conseil municipal des Pieux du 4 février 2015 m'apprends que le parc HLM est composé de 306 logements, tous occupés. Il faut ajouter à cela, le parc EDF, le parc privé et public (mairie) et peut-être d'autres particularités. J'avais pu lire dans les statistiques de l'INSEE de 2012 qu'il y avait 145 logement vacants. La mise à jour de janvier 2015 donne 142 logements vacants.

 

Comment organiser un large questionnement sondagié pour affiner les tendances des consommations électriques ?

 

On sait combien de logements « tout électrique »...

 

On sait le nombre de logements sociaux...

 

On sait l'ancienneté des habitants...

 

Est-il déplacé de demandé aux habitants de manière polie un historique de leurs consommations ?

 

Doit-on se limiter au parc social ?

 

Ce qui est évident, c'est que des larges économies faisant entrer le territoire dans une dynamique de maîtrise, d'économie, de production renouvelable, d'augmentation des conforts ne peut se concevoir sans :

    • Une volonté politique de vouloir faire faire des économies aux gens (sous entendu de ma part, arrêter de faire « croire » innocemment que, de la sorte « on » participe à l'économie de croissance. C'est la croissance des problèmes que nous organisons en restant passif.

    • Une ambition réelle d'économie des besoins par foyer en sortant du « tout électrique », l'échantillon sur la commune est de 1035 habitations (INSEE 28/06/2012), l'idée de faire baisser la demande sur le territoire le fait entrer dans une dynamique de « territoire à énergie positive », les moyens de production à associer à une faible demande sont moins coûteux, moins dangereux, moins gigantesques ; au plus proche des consommations (maîtrisées).

    • L'objectif d'économies doit être supérieur à 66% pour avoir une forte incidence. Il y a toujours dans les mécanismes de fortes économies un phénomène de redondance où, au final, l'espérance d'économie se trouve diminuée par un déport de l'économie sur des dépenses nouvelles.

 

Avant d'aller plus loin il faut rappeler les différentes manières de se loger. Je les ai réparties en cinq catégories :

 

La location, l'achat, la construction, le logement léger, l'habitat groupé (locatif ou propriétaire). Ces différentes possiblités demandent selon les cas plus ou moins de besoins d'investissement. C'est dans l'iée de faire faire de grosses économies à chacun que s'inscrit mon propos.

 

La location :

 

    • Le logement social (si le parc est rempli, il y a plus de 250 demandes sur la commune des Pieux avec un projet de logement social de 22 logements).

    • Le logement privé, avec souvent des critères drastiques d'entrée et au local un marché qui a eplosé avec le chantier EPR. Peu probable si vous n'avez ni emploi, ni caution...

    • La rénocation comme évoquée dans « la philosophie ou les armes »

 

L'achat :

 

Compte tenu de l'état du patrimoine bâti, il ne faut pas trop espérer faire une bonne affaire en achetant une maison sans avoir à y faire de nombreux travaux. Les passoires énergétiques se vendent encore chères. Heueusement, il existe de nombreux dispositifs pour réaliser des travaux de rénovation globales et performantes pour augmenter les différents conforts que l'on peut espérer de son chez soi.

 

La construction :

 

Dans ce cas, un budget est nécessaire. Pour le terrain, pour les études liées au RT, pour la conception, pour la construction. Si l'auto construction permet de faire des économies assez conséquentes, le candidat à la construction est souvent coincé entre sa vie professionnelle, sa vie de famille, ses loisirs et des contraintes économiques. Là, il n'y a pas de secret, plus vous en faites, moins ça coûte cher, quelque soit le mode constructif retenu. Des synergies locales s'organisent entre les auto constructeurs, les professionnels pour des partages, des échanges de connaissances, des trocs de ressources pour aboutir les projets. Ce n'est pas une ineptie, c'est une adaption socio-économique.

 

L'habitat groupé :

 

À la rencontre de l'achat et de la construction, l'habitat groupé doit permettre à des foyers de se mutualiser pour l'achat du terrain, et l'ensemble de la conception-construction. C'est un moyen sûr de faire des économies et de changer des habitudes d'isolement, de repli sur soit. Le bon sens doit prévaloir à bien des intérêts égoiste de morcellement et faire entrer nos villes dans des espaces de coopération. Au-delà de l'habitat beaucoup de biens peuvent être mutualisés dans un espace commun d'habitation (véhicule, four à pain, jardins, buanderies, espaces loisirs...)

 

L'habitat léger :

 

Dans ce cadre, les caravanes, les mobil-home, les yourtes et tout ce qui peut se bricoler avec les accords nécessaires. Il est intéressant d'voir à penser son mode de vie de la sorte en toute cohérence avec des textes existants.

 

Toutes ces possiblités sont dans la loi ALLUR. Elles ne peuvent exister que si des gens sont volontaires pour tenter ces expériences. Elles peuvent et doivent coexister. Mener une action globale sur l'habitat pour faire chuter les consommations d'énergies, augmenter les conforts, créer de l'acitivté économique en local doit se faire aussi sur l'ensemble du parc immobilier, public, privé...

 

Quelles peuvent être les priorités ? Les outils sont disponibles pour entrevoir des issues aux misères énergétiques connues et à la pression psychologique qu'elles représentent. Quels dispositifs créer pour que les projets de maîtrise de l'énergie s'applque à tous malgré les décalages de travaux. Quels mécanismes de péréquation mettre en place pour que ceux qui bénéficieraient de travaux en année N ne soient pas privilégiés par rapport à d'autre en année N+5 par exemple ?

 

L'échantillon logement social peut être dans ce cas un espace d'expérimentation satisfaisant compte tenu des connaissances.

 

Un audit global sur les dépenses énergétiques de la population doit-il être effectué ? À quel coût ? Par qui ? Ce sont des pistes à étudier pour lesquelles j'ai des réponses que je souhaite partager. Dans la mesure où l'on ne rénove pas de HLM et du patrimoine ancien de la même manière, la diversité des actions à proposer doit s'accompagner de formations. Tant dans les domaines techniques et la mise en œuvre que dans ceux de l'approche sociale, écologique et phiosophique. Ne pas le faire conduit parfois à l'échec.

 

Un audit global sur l'idée d'un micro-territoire à énergie positive ? Avec la tendance lourde de rénover à zéro carbone ? Une entreprise lourde de sens qui peut marquer un changement de paradigme nécessaire, sans lequel les scénarios du pire nous tendent les bras.

 

C'est à cela que je propose de travailler en local, sur le canton des Pieux avec l'aide de ceux qui le voudront bien. Je ne sais pas combien cela peut valoir, mais je sais combien coûte une année de fonctionnement pour produire des projets, combien coûte une année salariée, combien je coûte à employer. Il serait intéressant d'être mandaté pour travailler aux coordinations nécessaires entre les bailleurs, les usagers, les pouvoirs public, les entreprises, les opérateurs énergétiques, l'aide sociale...

 

Parce que c'est à mon sens l'affaire de tous, je vous propose donc de réfléchir collectivement à cela, d'intégrer dans le PLU les notions de matéraiux bio sourcés et de faire valoir la construction zéro carbone pour que nous entrions localement concrétement dans une idée de la transition énergétique et écologique.

 

Il n'y a pas de raison que le péril économique local soit payé par les habitants d'ici et d'ailleurs par l'intermédiaire de la facture d'énergie qui tombera dans l'escarcelle des synergie des géants de l'atome. Le tout électrique est dangereux, il faut en sortir, au même titre que toute dépenses d'énergies déraisonnées, que ce soit l'électricité, les carburants, l'eau ; où toujours les petits utilisateurs se retrouvent à payer les largesses faites aux gros consommateurs (souvent pollueurs).

 

Ça tient à la fois d'ambitons lucides décidant que la pain blanc a été consommé et qu'une alternative collective est possible. Il faut vouloir le faire. L'écrire, le partager est un pas dans ce sens, mais je sais aussi que parfois les retours sont longs à venir.

Commenter cet article

franck 28/02/2015 16:31

Et j'apprends aujourd'hui qu'il y avait un conseil avant hier !