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AL3ES, Agence Locale de l'Écologie, de l'Énergie, de l'Économie et de la Solidarité....

AL3ES, Agence Locale de l'Écologie, de l'Énergie, de l'Économie et de la Solidarité....

On n'a jamais raison trop tôt, on a raison. Point... C'est un peu radical et parfois on ne vit jamais assez longtemps pour le savoir. Dans nos urgences, des mots de maux, des clins d'œil et des coups de gueules, des propositions, des idées (parfois), des envies, transition toute faites pour toutes les belles...

Publié le par franck
Publié dans : #De la graine d'énergie...

Paradoxal d'écrire quelques lignes sur la condition de l'auteur après avoir passé un nuit sur le bord de la route en rase campagne. Je ne suis pas allé dans la capitale Bas-Normande faire du shopping. Le CRL (Centre Régional des Lettres) organisait une journée d'information à destination des professionnels du livre, auteurs, éditeurs, libraires... Dans un lieu bien sympa que je ne connaissait pas le Pantha-Théâtre, un bon accueil, des sourires, des inquiétudes...

Alors sur la condition de l'auteur ? Que dire ? Avant tout, je me suis posé la question toute la journée de savoir quelle était la définition de "auteur". À quel moment le devient-on ? Est-ce une auto proclamation ? Un titre donné par d'autres ? Faut-il être édité à compte d'éditeur ? Qu'est-ce qui fait que celui qui écrit et publie devient auteur ?

Quand il est possible de savoir comment certains auteurs sont malmenés par leurs éditeurs, apportant un bémol à la gloriole du compte d'éditeur, difficile de dire que cela suffit.

Quand un piou-piou (comme moi par exemple) publie trois photocopies et les vend en nombre, devient-il auteur ? Écrivant, écrivain, scribouillard, bloggeur, pigiste, correspondant; tout ce monde qui écrit souvent pour la gloire. Pour le plaisir de dire et d'écrire, distiller de petits messages que trop peu saisissent parfois... Je ne sais pas aujourd'hui où sont les vraies définitions dans tout cela.

Le gros sujet du jour était le nouveau contrat d'édition. Oh pas un contrat type, mais des nouvelles closes obligatoires que les associations d'auteurs ont arraché aux éditeurs. Préserver, augmenter les droits des auteurs, de sa rémunération en droits d'auteurs à sa condition sociale (cotisations, retraite...) en passant par les droits à la formation, l'ensemble fut fort instructif.La vigilance reste la règle.

Toutefois, j'ai quand même l'impression que "le livre" est devenu un produit comme un autre où tous les acteurs de la filière réfléchissent en buisiness plan pour tirer le meilleur profit du travail initial. Un produit ? Selon le directeur général de la SDGL (société des Gens de Lettres) il sort 200 titres par jour, dimanche compris, toutes publications confonfues. Comment s'y retrouver dans cette nébuleuse, comment choisir le bon livre ? Où trouver ces ppépites qui nous éclairent sur le monde ?

Je reviens de là-bas avec la charte régional des salons du livre. Notez au passage que celui du bourg local aura lieu ce week-end. J'irai y faire le touriste certainement. Pas le droit de citer ni de signer.

La "condition de l'auteur" en lien avec ces deux derniers jours oscille donc pour moi entre les rêves et les galères, mais me pousse un peu plus encore à écrire avec mes intuitions, mes observations, mes envies, recherches et actions. Si je pense parfois aller dans une boite sans fenêtres pour me concentrer réellement sur mes projets d'écriture (la vie sera bien courte), la rue, la campagne, la ville, les médias, le monde tel qu'il est donne tellement de sources d'inspirations coléreuses ou ironiques, cyniques ou poétiques, satiriques ou sarcastiques qu'il faut mieux rester libre pour puiser dans tout cela, les mots et expressions qui peuvent donner de l'espoir.

Et si ça ne fait pas tout, ça permet aussi toujours de dire que les choses qui nous entourent ne viennent pas de Mars.

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