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AL3ES, Agence Locale de l'Écologie, de l'Énergie, de l'Économie et de la Solidarité....

AL3ES, Agence Locale de l'Écologie, de l'Énergie, de l'Économie et de la Solidarité....

On n'a jamais raison trop tôt, on a raison. Point... C'est un peu radical et parfois on ne vit jamais assez longtemps pour le savoir. Dans nos urgences, des mots de maux, des clins d'œil et des coups de gueules, des propositions, des idées (parfois), des envies, transition toute faites pour toutes les belles...

Publié le par franck
Publié dans : #LA Philosophie ou les Armes

Mon propos n'est pas de faire une analyse de ce qui peut se die sur les réseaux sociaux, mais il y a dans l'actualité un fait qui retient mon attention et qui bizarrement ou pas ne laisse pas de traces sur la toile.

Normalement, tout le monde aurait du entendre parler de la mise en cause de l'armée française en Centrafrique et celles d'autres armées aussi, tous mis en cause pour des violences sexuelles sur des enfants. Et alors là, je m'énerve, pourquoi ? Et bien pour en revenir aux réseaux sociaux, deux points de départs, le premier, le crime pédophile, le second l'émotion militaire.

Le crime pédophile: L'actualité, les journaux, les tribunaux regorgent de faits divers de crimes pédophiles. Quand un fait est repris par les grands médias, il est étonnant de voir la réaction de l'opinion public, enfin celui des réseaux sociaux. Il est surprenant de voir les degrés d'imagination pour les méthodes de mises à mort des criminels. C'est incroyable de voir, de lire, de constater comment les comissures de haines pointent en toutes décomplexions dans un pays comme le nôtre où la peine de mort est abolie. Si je ne suis pas sans réaction à ces faits, ce n'est pas pour autant que j'en cherche un nouveau brevet de peine de mort autorisée sur des "personnes" qui ont autant besoin de soins que leurs victimes. Bref, il est toujours bon de se trouver un prétexte pour se faire victime, juge et bourreau, beaucoup en salivent...

L'émotion militaire: L'uniforme à toujours la cote. Quand des soldats meurent au front, sont victimes d'attentats, l'émotion est toujours grande. Tout le monde le menton haut et le petit doigt sur la couture, se sentant sûrement agressé dans ce qu'il a de patriote et de nationaliste, la larme à l'œil au son des hymnes, de la reconnaissance de la nation, des honneurs, des médailles à titre postume... Toujours heureux de voir marcher au pas les élites combattantes avec les fanfares, avec les petits drapeaux... Les réactions, les appels pour les victimes militaires sont parfois aussi nombreux sur les réseaux sociaux.

Chacun cherchant toujours le bon côté du marteau, il est facile à la fois de chanter la marseillaise et d'appeler à la peine de mort. Si ces deux exemples n'ont pas forcément grand chose à voir, les réactions à ceux-ci sont-elles le fruit des mêmes personnes (il faudrait le chercher, l'éplucher pour avoir un avis plus précis, mais j'ai déjà des esquisses de réponses). Le français à toujours en lui une partie du militaire qu'il a été, qu'il aurait voulu être et sa cape de justicier pour, dès que possibles crier à la peine de mort.

Ben aujourd'hui, je me demande, alors que notre belle armée française est mise en cause de la sorte quel sera le sort que tous ces gens réserveront à ces "braves" soldats, j'aimerai bien savoir, j'aimerai bien... S'il devient avéré que des soldats ont abusé d'enfants, quand on tente de compendre également comment l'instruction en est arrivée là, il y aurait pire que nos meilleures bombes, la puanteur de la dominance colonialiste perpétuée encore et toujours en toute impunité.

On sait que les guerres serven d'alibi aux pires exactions, que des casques bleus, les soldats de la Paix en soient arrivés là me révolte au plus au point. Ce n'est pas pour autant que je réclame la peine de mort pour ces "personnes". Nos sociétés demeurent bien malades quand on en est là, et les réactions, ou non-réactions sont autant de symptômes d'un monde qui ne tourne plus rond, seulement dans les spirales de sa déliquescences.

Ce qu'il faut avoir vécu sous les drapeaux, dans l'uniforme d'une armée en campagne et même en guerre pour se demander pourquoi et comment on peut débarquer dans ce genre d'histoire.

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