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AL3ES, Agence Locale de l'Écologie, de l'Énergie, de l'Économie et de la Solidarité....

AL3ES, Agence Locale de l'Écologie, de l'Énergie, de l'Économie et de la Solidarité....

On n'a jamais raison trop tôt, on a raison. Point... C'est un peu radical et parfois on ne vit jamais assez longtemps pour le savoir. Dans nos urgences, des mots de maux, des clins d'œil et des coups de gueules, des propositions, des idées (parfois), des envies, transition toute faites pour toutes les belles...

Publié le par franck
Publié dans : #vie locale

Enfin, la classe ? On peut en douter... J'ai laissé outre ce texte un document complet avec un constat réalisé dans une cité de la ville ainsi que des propositions pour le, les PLU. Je publierai l'ensemble du propos au fil du temps (qui peut être bref ou long, c'est une des vertus du temps !)

J'en ai laissé copie papier, corrigée (avec un coût) et photocopiée (avec un autre coût) à chaque conseiller municipal des Pieux, au maire de Flamanville, aux conseillers départementaux et au député local.

au risque de fâcherie, je me suis permis cette expression. Je préfère de toute manière la fâcherie au déni, à l'oubli, au mépris... Même s'ils sont plus courants. Et s'il avait du se passer quelque chose (pour moi) il y a longtemps que ça devrait être fait. Malgré mes demandes de rendez-vous et tout ce que j'ai pu te laisser à l'écrit en termes de propositions, de projets, tout est resté lettre morte. Ne pense pas que cela me surprenne hein, je ne suis pas dupe. Mais voilà, je suis resté quasi muet sur ton action locale, par correction et laisser le temps de faire les choses. Je suis aujourd'hui dépité par celles-ci. Dépité, perplexe, attéré... Les mots parfois me manquent, en voici quelques uns...

Perplexe...

Parce que toi Jacques, tu penses être arrivé où tu es tout seul ? Je ne sais pas ce qui prédispose un tel autoritarisme, un tel déni, quand on a surfé sur le travail d'autrui comme toi. Comme d'autres aussi d'ailleurs, et tu le sais très bien. Si ton prédéceur disait que je me faisais plaisir quand j'écris, eh bien oui, et il me plait de te dire les choses comme ça, de les partager, comme je partage le reste au risque de me tromper. Peut-être le prendras-tu mal, le prendrez-vous, toi et ton équipe, mais il y a toujours un moment pour moi où je dois écrire, avec la sempiternelle question de la diffusion ou non. D'ailleurs si jamais un jour ce mot te parvient, il aura déjà été lu et relu, affiné, corrigé, validé...

Tu vois Jacques, enfin non tu ne vois pas, si tu voyais quelque chose tu ne te permettrais pas une attitude comme celle que je peine à comprendre, avec l'aval de tes adjoints pour mettre à mort une activité économique et son succès. Pire tu es plus dur, plus intrensigeant, plus sévère que n'importe quel tribunal ; plus ferme, plus froid que l'état dans ses pires attitudes. Et le pire Jacques, c'est que tu fais ça avec des gens que tu connais depuis toujours, tu le fais après avoir monétisé l'usage du domaine public, après avoir encaissé la dîme correspondante... Tu prends la tune, et tu expulses ; tu prends l'œuf et tues la poule. Tu fais ça aux yeux de tous, tu n'as même pas vu la ferveur des gens, et encore moins leur déception...

Mais dis moi Jacques, tu leurs fais payer quoi aux gens qui travaillent là-bas ? Tu fais payer quoi à qui ? Dis moi ? J'aimerai comprendre un jour pourquoi cela aura été toujours aussi difficle ici ? Et quoi ? On rase tout et on recommence ? Fi des expériences, des réseaux, des habitués, des enfants, des personnes agées, fi de tout cela sur le simple fait du prince. Oh, je sais Jacques, ce n'est peut-être pas aussi simple, mais quoi ? Tu as vu dans quelle détresse, dans quel degrès d'énervement tu plonges le monde ? Tu as raison de t'en foutre, tu as raison... Je reste inquiet. Pour toi Jacques d'abord, parce que je me dis que là, du coup le statut de boulet on, nous l'endossons pleinement et grâce à toi, merci.

Tu as ruiné en peu de temps les espoirs que chacun pouvait fonder dans l'idée d'un changement où tu plaçais chacun des habitants des Pieux comme un essentiel. Je dois t'avouer que je n'en vois plus d'essentiel aujourd'hui. De quoi allons-nous parler à l'avenir ? De quoi les gens vont vouloir t'entendre parler ? Plus personne ne peut avoir confiance en toi, en vous, et tu as bien raison de te défendre. L'indéfendable doit aussi être défendu, c'est une des règles de bases dans notre pays. Enfin, notre pays, le grand hein, pas le patelin. Ici, on sait depuis longtemps comment ça se passe, non ? Tu veux encore que je t'en raconte ? Ou tu as aussi et déjà tout oublié ?

Tu sais, ça fait bien 25 ans que j'entends parler du développement de Sciotot. Nous étions me semble t-il arrivés à quelque chose d'intérressant, perfectible certes, mais qui satisfaisait grand monde, d'ici, d'ailleurs, de loin, de l'étranger... Tu sais, dans mes misères j'ai vu changer des choses, j'ai vu aussi les comportements changer, mais personne ne sait ce qu'est ce lieu indépendemment des structures qui participent à l'animation du lieu. C'est un truc sûrement beaucoup trop abstrait si j'en juge par l'étendue des connaissances étalées depuis des mois dans les journaux, ce que j'en vois, ce que j'en comprends, ce qu'il s'en dit...

J'en arriverai, moi, à avoir presque honte d'être d'ici tellement votre théâtre fait pour moi étalage d'une misère de l'esprit, du vivre ensemble, de l'essentiel... Je ne sais pas à quelle forme de raison chacun pourrait aujourd'hui répondre. La grande classe les mecs, les meufs, la classe...

J'ai cherché depuis l'élection du nouveau conseil dans les compte rendus de conseil une mesure emblématique qui pouvait augurer d'un changement, d'une évolution, je ne pense pas avoir trouvé quoique ce soit qui réponde à une aspiration vers un autrement. Pire ce sont beaucoup de reculades fruit d'un conservatisme qui plombe toutes les réelles évolutions possibles.

C'est bien dommage et je cherche en moi des raisons pour revenir vers vous, je pense qu'en cela vous avez gagné, je ne sais pas qui parlera d'écoconstrcution, de maitrise de l'énergie, d'autres choses qui auraient un sens de proximité, de modernisme, de redéfinir ce monde qui nous montre plus que jamais ses limites... Mais je le ferai, je le ferai, ceci dit je ne suis pas sûr de prendre encore le temps d'être aimable, courtois, diplomate...

Quoi que tu puisses en penser, et sans amalgame ce spectacle nous montre une fois de plus les raisons dont chacun peut user pour justifier d'une radicalisation. Et il faudrait une autre envergure de projets, de définition politiques pour stimuler, motiver les gens à participer à la vie publique, au débat, à l'initiative... Je doute du signal donné par le pouvoir dans cette année 2015.

Se réinventer...

Non ! Nous ne pouvons évoluer ensemble sans se réinventer et nous n'en prenons pas collectivement les chemins, nous traînons toujours à prendre des orientations nouvelles, c'est à la fois lâche et ringard, teinté de conservatisme. Je me demande bien par ailleurs ce que l'on cherche à conserver dans tout cela à part son propre confort, son petit confort déconnecté des réalités du monde... Parfois, j'ai l'impression que nous sommes entraînés dans une spirale décadente dans laquelle on se complait par misère de l'esprit. Certains aspects frôle une imbécillité stérile...

C'est pourquoi je reviendrai vers vous pour user de votre autoritarisme, de cette même intrensigeance pour travailler à faire en sorte que personne sur le canton ne paye plus de 50 euros d'énergie par mois pour son habitation... Je vous inviterai à user de la même détermination à ruiner l'idée que nous ayons à détruire ensemble nos dépendances aux énergies. Je ne reconnaîtrai qu'à ce moment une politique d'envergure portés par des Gens. Sinon, cela ne sera que pacotille de l'histoire locale et idiotie dans la grande Histoire.

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