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AL3ES, Agence Locale de l'Écologie, de l'Énergie, de l'Économie et de la Solidarité....

AL3ES, Agence Locale de l'Écologie, de l'Énergie, de l'Économie et de la Solidarité....

On n'a jamais raison trop tôt, on a raison. Point... C'est un peu radical et parfois on ne vit jamais assez longtemps pour le savoir. Dans nos urgences, des mots de maux, des clins d'œil et des coups de gueules, des propositions, des idées (parfois), des envies, transition toute faites pour toutes les belles...

Publié le par franck
Publié dans : #transition écologique

Dans ton code...

 

Dans notre pays tout est codes, codé déconnant parfois. Je ne sais pas combien il y a de codes dans notre pays, de la route, de la santé, de l'environnement, de l'urbanisme, de la construction, de la mer, civil, monétaire et financier, des assurances, il y en a pléthore...

 

Est-ce une idée saugenue de s'attaquer au code de ce qui n'existe plus : celui du travail ? Ne pourrait-on pas redéfinir le travail avant d'en modifier ses codes. Et pourquoi pas ne pas modifier d'autres codes avant de toucher à ce qui fait encore et bien mal autant de lien social ?

Par exemple si on modifier le code de la construction en obligeant d'atteindre dans un bref délai le taux de biosourcé dans le bâtiment à 50% de l'effort de construction on changerait quelques petites choses créant des emplois sans en modifier son code, ou alors en mieux !

 

Ben oui, les agriculteurs trouveraient de nouveaux débouchés dans leur travail, l'impact sur les consommations globales d'énergies serait immédiat, nous stockerions du carbone et apporterions des emplois de proximité à bon nombres de personnes en difficulté. Et je ne parle que de cet exemple.

 

Quand les codes déconnent et que ceux qui travaillent encore seraient plus que jamais aliénés aux bons vouloirs des dirigeants, des carnets de commandes, des fluactions des coûts des matières premières, des monnaies, quand tout ce que nous fabriquons est exporté, et tout ce que nous achetons est importé, nous serons toujours trop chers, trop rigides, ça c'est sûr. Et il y a certainement mieux à faire pour le mieux être de tout et de tous.

 

Monsieur de l'État, pour la grandeur de tes rêves, j'ai passé des années dans des lieux remplis d'amiante, de solvants, de résines, de poussières, de vapeurs ; pour le pays j'ai porté l'uniforme dans des lieux de conflit et je dois aussi à ta bienveillance le fait de pouvoir te le dire encore, mais tu abuses un peu là ! Non ?

 

Après les exonérations de charges, les optimisations fiscales, voilà que tu vas presser un peu encore encore les forces vives du pays, en précarisant un peu plus encore les gens, renforçant la crainte du petit-chef, obligent toujours plus de corvéabilité, de souplesse... On ne peut pas dire que c'est la grande euphorie, la bonne santé dans le monde du travail, ça ne l'est guère plus dans le monde du non-travail, et toi tu penses qu'en gérant à la marge de la loi tu vas changer quelque chose. Pardonne-moi de douter de toi sur ce coup là. Encore une fois.

 

C'est un cruel manque d'ambition d'État que de s'attaquer d'abord à gérer ce qui n'existe plus (le travail) plutôt que de favoriser ce qui pourrait réellement en créer. Moins il y a de travail, plus on tape sur ceux qui en ont ? Est-ce qu'on a aussi peu d'imagination dans ce pays pour ne pas d'abord penser le retour à l'emploi avant de penser qu'en codifiant un peu plus, un peu moin, plus mal on allait résoudre le problème ? Et il n'y aurait pas d'idée sur la question, mais tu te moques de moi ou quoi ?

 

Tous les jours monsieur de l'État on en prend plein la gueule, tous les jours, sans crier à la persécution, il y a un moment où il faudrait poser les choses, tu sais faire souffler la machine sans la pousser à ce qu'elle s'emballe et qu'elle t'échappe. J'aimerai tant que nous puissions tous ensemble trouver des solution novatrices pour améliorations nos conditions, et faire fonctionner autrement nos systèmes, et je préférerai le faire sans que ça pète. J'ai cette crainte que beaucoup espère, mais le niveau de haine est tel dans le pays que ce ne serait pas beau à voir.

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