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AL3ES, Agence Locale de l'Écologie, de l'Énergie, de l'Économie et de la Solidarité....

AL3ES, Agence Locale de l'Écologie, de l'Énergie, de l'Économie et de la Solidarité....

On n'a jamais raison trop tôt, on a raison. Point... C'est un peu radical et parfois on ne vit jamais assez longtemps pour le savoir. Dans nos urgences, des mots de maux, des clins d'œil et des coups de gueules, des propositions, des idées (parfois), des envies, transition toute faites pour toutes les belles...

Publié le par franck
Publié dans : #maux d'ailleurs

Eh l'ami ! Le vent souffle ce soir, sûrement pour me rappeler que tu viens de rendre ton dernier. Tu sais, il lèche les falaises comme toi tu y as couru, joué, marché, flané, pêché. Tu es de ceux qui avaient la mémoire de l'avant. Tu les avais connues vierges et sauvages. Le ton de ta voix quand tu me parlais de ces temps que je n'ai pas connus disait une nostalgie, une amertume, une crainte face à tous ces chambardements.

Tu n'aimais pas, oh non, la manière dont cela avait fait tourné la tête des gens, et nous n'avons jamais compris comment ils pensaient et pense encore rayonner de ce qui nous paraissait profondément débile. Nous en avons passé des nuits debout ces 25 dernières années, dans la musique, les jeux, les fléchettes, les rires, les prises de têtes, les livres, la fumée aussi nous le savons bien. Que de questionnements restés sans réponses.

Tous ces temps de partages, ta présence au fil de mes temps chaotiques. Présent. C'est ça. Nous vivions notre amitié au présent. Il me faut changer aujourd'hui de temps. Ton absence est déjà à ce point envahissante que les vibrations de nos musiques ne me parle pas de la même manière. Comme si, tu sais dans nos résonnances ta fuite organisait des déséquilibres. Je sais déjà que les prochains concerts n'auront pas le même goût, je le sais pour les concerts, pour les musiques, pour nos vies locales, je le sais pour toutes ces petites choses qui faisaient notre quotidien.

La marche, le bus, le Tram, la route, le rail n'auront pas non plus la même saveur maintenant que tu n'es plus sur mes chemins, comme un point de passage incontournable et indispensable. Un lieu de réconfort où je me ressourçais à tes côtés. D'accord ou pas avec toi, je n'étais jamais insensible à tes avis, tes remarques ; tu m'incitais inconsciemment à chercher, à comprendre, à savoir; merci d'avoir su tenir en moi cet éveil durant toutes ces années.

Dans nos quêtes d'infinis, tu rejoins l'éternité des molécules, ces espaces infinis où l'on habite et habille le monde autrement. Cet infini aura eut bien du mal à t'attraper, tu as déjoué, avec C, M et N bien des mauvais tours avec courage.

Vos accueils feutrés sans préjugés, sans frontières, le jour, la nuit ont ponctué mes évolutions avec une grande amitié. MErci.

Évidemment, toi, tu ne te rends pas compte comment depuis quelques jours tout paraît plus dur, plus lourd, plus oppressant, plus difficile. Comment en somme i lva être plus dur d'obtenir ces fameuses réponses. Sans toi l'ami nous nous devons de vivre plus, plus fort avec ton absence et la trace indélébile que tu laisses. C'est grâce à cette trace, ces marques d'amitiés que je trouve mon chemin, dans cette profonde tristesse l'assombrissant quelque peu.

Mince ! Ne plus t'attendre, ne plus s'attendre pour une visite, un café, un moment toujours intense baisse justement l'intensité de ma vie. Même si dans les ailleurs où tu étais, où tu es résonnent et résonneront longtemps, toujours et encore nos petites et grandes histoires. Compagnon de lutte, de route, de balades mélodiques et parfois enragées, ces quelques mots pour combler ce que nous aurions oublié de se dire:

La lumière porte en elle nos ombres,

La tienne s'efface de la Terre pourtant,

Tu éclaireras toujours mes chemins,

Ta présence discrète, furtive, attentionnée

Quelles que soient les circonstances

M'accompagnent maintenant autrement,

Merci l'ami du fond du cœur et de l'esprit...

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