Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
AL3ES, Agence Locale de l'Écologie, de l'Énergie, de l'Économie et de la Solidarité....

AL3ES, Agence Locale de l'Écologie, de l'Énergie, de l'Économie et de la Solidarité....

On n'a jamais raison trop tôt, on a raison. Point... C'est un peu radical et parfois on ne vit jamais assez longtemps pour le savoir. Dans nos urgences, des mots de maux, des clins d'œil et des coups de gueules, des propositions, des idées (parfois), des envies, transition toute faites pour toutes les belles...

Publié le par franck

Je ferai bien mieux d'aller me coucher plutôt que de commencer à écrire sur ce sujet, demain je lirai les coquilles, les fautes, mais je pourrais aussi affiner mon propos qui sera sûrement brut de décoffrage.

Un référendum aura lieu le 6 novembre sur le territoire adiminstré par la 2CP (communauté de communes des Pieux). En fait 15 communes réunies d'abord dans un disrict, puis en communauté de communes. Jusque là les évolutions avaient était suivies pourrait-on dire !

Le but de ce référendum est de demander l'avis à la population sur le fait de créer ou non sur le même territoire, celui des 15 communes une "commune nouvelle". Le cadre fixé par la loi NOTRe ne tombe pas du ciel, elle est dans les tuyaux depuis un moment, et alors que la date prévue de disparition de comcom est fixée au 31 décembre 2016, nous ici, nous n'en sommes qu'à demandé l'avis à la population.

On lui demande son avis après avoir tenter un bras de fer avec l'état pour des choses qui pouvaient sûrement se défendre, mais qui aujourd'hui s'avèrent complétement contre productives en reagrd des enjeux que cela peut représenter, mais aussi et peut-être pire encore en regard de ce qu'on a réussi à mettre comme psychoses dans la tête des gens une fois de plus.

Pour avoir passer une bonne partie de mes nuits depuis vendredi à chercher sur la toile, ce qui a pu se dire, s'écrire, se lire sur le sujet; j'ai beau chercher, je n'ai pas vu grand chose qui envisageait la "commune nouvelle" de manière positivement engageante. Pire, j'ai vu souvent dans un conseil local, le chef du village balayé d'un revers de main tous les questionnements à ce sujet, avec un dédain, une arrogance rarement égalée.

Aujourd'hui, les mêmes se pavanent dans une association "oui à la commune nouvelle". Enfin les mêmes, pas d'amalgames, mais le défi politique qui est lancé à nos décideurs locaux est de taille. Pour en avoir parlé avec quelques uns, je ne suis pas sûr qu'ils aient conscience de l'état de déliquescence que l'on peut constater dans les strates de la société.

Si je ne veux, ni ne peux aller contre cette idée de commune nouvelle, et j'ai déjà largement écrit sur le sujet, tout est resté jusque là lettre morte. Et même si j'habite sur une commune au budget faramineux ce n'est pas pour autant que je m'associe à la position du chef de ce village.

La guerre des chefs est déclarée, et si les combattants étaient les organes du corps humain, c'est encore probablement le trou du cul qui gagnerait ! D'abord l'équation électorale n'est pas simple. Si j'ai bien compris et on ne m'a pas encore adressé le règlement, il faut pour que le scrutin soit validé qu'au moins 50% des inscrits des 15 communes aillent voter. Je ne suis pas certain de prime abord que plus de la moitié de habitants inscrits du canton sachent qu'il y aura un référendum. Alors quand on regarde et analyse les derniers scrutins, l'abstention, les résultats on peut se demander par quel tour de passe passe on aurait une réprésentation significative de la participation. C'est bien cela, hein, notre démocratie est réprésentative ?

Et quand on voit la capacité des gens à se mobiliser pour voter contre, il va falloir des arguments de chocs pour les faire voter oui. Exercice périlleux que de poser une question simple à laquelle on répond par un racccourci d'affect.

50% d'inscrits pour valider le scrutin, en dessous, ce n'est même pas la peine d'ouvrir les enveloppes. Plus de 50% d'électeurs se mobilisent pour le vote et alors soit le oui l'emporte avec certaines contraintes. Il sera donc plus facile au non de gagner puisqu'il suffit d'une commune dont la majorité de non sort de urnes pour que l'aventure à quinze se termine.

Pour que le oui l'emporte il doit donc l'emporter dans toutes les communes avec un minimum de participation dans la commune. Il faut 50% par commune représentant au moins 25 % des inscrits. À vos calculettes !!!

Avec le temps que nous avons mis pour en arriver là, j'espère que les élus anticipent la suite ? Commune nouvelle à douze, onze, treize, quatorze, dans le meilleur des cas 15... Je n'ai pas entendu parler de grand chose.

Ce qui me paraît sûr par avance c'est qu'il faudra tirer les conséquences du résultat, et comme je l'ai déjà dit, les positions soutenues durant des mois localement ont entaché tant de choses, que l'heure de la retraite sonnerait pour certains selon moi. Je ne vois pas comment on pourra se légitimer.

J'ai tellement entendu parler de leur démocratie à ce sujet que je n'en puis plus. Oh pas de la démocratie, mais de les entendre en parler. Putain, mais ce que nous pouvons avoir la mémoire courte. Il y a un peu plus de dix ans, c'était la mobilisation génrale pour produire des documents de centaines de pages pour nous faire accepter l'EPR. Alors là il y en aura eut des prises de positions, des articles, dans les journaux, les publications des mairies, des comcoms, des CCI et tout le totuim...

Les enfants gâtés de la République ne peuvent pas s'entendre, ne veulent pas s'entendre sur la manière de vivre et de faire des choses ensembles. Chacun dans son coin fait ses petits calculs à coup de faalaciseuses argumentations qui dénotent d'un épuisement, d'une fin de rouleau... À court d'idées... Les enfants gâtés de la Républiques se demandent comment ils vont faire pour lustrer les trottoirs en granit, pour repeindre tous ces candélabres, refaire tous ces bourgs de manière cyclique et chroniques... Qui va désensabler le port, en réparer les portes, faire venir des commerçants dan les nouveaux locaux ?

Qui viendra ici faire le zazou alors que nous ne savons pas nous entendre sur ce sujet ? Comment en est-on arrivés là ? Même en ayant payé sur les deniers publics un cabinet pour faire une étude sur les stratégies à mener pour la 2CP, nous n'en sommes encore que là. Ben merde alors !

Aurons-nous dans nos boites aux lettre un dernier 2CP INFOS. "2CP INFO, le numéro qu'il vous faut, pour comprendre le sens du référendum ?" Un numéro spécial où les pour, les contres pourraient avoir tribune. Faire payer l'addition de la publication et la distribution serait-il atttaquable ? Qui est en capacité d'écrire rapidement des arguments chocs pour créer un électro choc, un choc électoral, un changement de quelque chose ?

Tout ce qui a été dit sur le sujet n'aura été que considération techniques, financières; je n'en n'ai pas entendu un ou une seule parler de projet de territoire, de projets à mener, d'initiatives à prendre, de causes à défendre, d'enjeux à comprendre avant de ne tenter de les résoudre. Trop de rien. On a d'abord fait peur aux gens et les peurs s'inscrivent plus vite dans les têtes que les joies, qui plus est dans nos contextes ultra sécuritaires où il est parfois difficile d'être audibles en regard de sujets beaucoup plus dominants.

Quand à la gouvernance de tout cela si toutefois il y en aurait une à imaginer, ben là, un autre vide apparaît. À mon sens avant de penser gouvernance, il serait bon de poser un projet de territoire, du Grand-Cotentin à nos quartier, nos hameaux, nos villes et villages. Un état d'esprit commun au risque de (re)devenir "La risée du monde".

Les enfants gâtés de la République auront gâché une partie de nos vies communes, ils ne se sont pas donné les moyens d'essayer, opposés par principe, par mode, par bashing. En repensant au temps écoulé depuis mars 2014 sur ce territoire, je ne voudrais pas non plus remonter trop loin et m'égarer du sujet, que de temps, d'occasions, de sollicitations perdus.

Parce qu'il y a aussi sur notre terrioitre des gens qui ont froid, faim, peur, des gens malades, isolés, et quand je vois et lis les arguments évoqués, je ne peux entièrement y souscrire. Les gens de partout, et pas seulement par chez nous, sont trop souvent pris pour des cons, même le politique l'infantilise en permanence sans chercher à rompre avec ces cycles infernaux. Nous nous complaisons trop dans nos confort pour imaginer avoir à les partager, à mettre d'autres choses en commun, non, ce n'est vraiment pas possible .

Par quel élan on pourrait donc avoir une forte mobilisation pour ce référendum, qui en seront les acteurs (bons ou mauvais, pour ou contre), la question se révèle peu à peu sans qu'il n'y ait les bases d'une refondation de l'ensemble communautaire. Ce n'est pas pour autant que je dirais de voter non, et mon vote pour le oui n'est même pas soumis à conditions ou à chantage. Il est l'occasion de l'ouvrir, celles-ci étant trop rares, je soumettrais pour la fin de la semaine un huit pages A4 sur un projet politique de fonds pour le territoire pour lequelle la "commune nouvelle" pourra s'inspirer. ET je n'en n'attends rien, c'est déjà bien trop tard pour moi.

Et je me sens bien libre de faire campagne à ma manière en regard de tout ce que j'ai pu partager avec les élus du coin et d'ailleurs depuis toutes ces années. J'aborde ça avec une décomplexion de con, comme eux. Match nul et on joue dans la même catégorie ?

On reparle de tout ça à la fin de la semaine support à l'appui, je ferai même une conférence publique sur le sujet avant le scrutin. Vous y êtes déjà cordialement invités. Ce sera le jeudi 21 octobre à 20 heures, le lieu restant à préciser. MErci de votre patience mais aussi de réserver votre soirée.

Commenter cet article