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AL3ES, Agence Locale de l'Écologie, de l'Énergie, de l'Économie et de la Solidarité....

AL3ES, Agence Locale de l'Écologie, de l'Énergie, de l'Économie et de la Solidarité....

On n'a jamais raison trop tôt, on a raison. Point... C'est un peu radical et parfois on ne vit jamais assez longtemps pour le savoir. Dans nos urgences, des mots de maux, des clins d'œil et des coups de gueules, des propositions, des idées (parfois), des envies, transition toute faites pour toutes les belles...

Publié le par franck
Publié dans : #écologie, #politique, #vie locale, #De la graine d'énergie..., #transition écologique

Pour la deuxième fois j'ai participé au concours de micro nouvelles de Radio France. J'ai participé sous-entend que je n'ai pas gagné ! Bravo à la gagnante ! Je mets plus loin le lien pour lire son texte.

Je voulais donc rendre public le texte avec lequel j'ai concouru et donner quelques éléments qui m'auront inspiré ce texte. Voici donc en mille signe ma micro nouvelle:

Traces...

 

L'hiver. Une tiède nuit ventée. Ma sollitude, mon isolement, ma folie, ma dépendance et moi, déambulant ensemble le long des grillages, cherchent le côté de la liberté. Notre venue, pourtant annoncée, des gens d'armes nous accueillent sur le haut des falaises, nous n'avons que nos papiers et, à l'attention du responsable, une question écrite. Habillés de détresse, la peur change alors de côté dans l'ensemble industriel où les contextes alimentent les paranoïa, les psychoses, surveillances et suspicion. La peur ! Un ensemble menaçant aux sous-ensembles fébriles, le trouillomètre à zéro face à nous, la peur d'une diversion, un pire, fruit d'une menace dont on ne sait rien, ni le visage, la langue, la localisation, les armes, la force ni la capacité à hurler que l'ensemble fabrique plus de peurs, de dangers qu'il ne résoud de problèmes. Les limites admissibles de l'ensemble hyper sécurisé dépassées, c'est l'alerte. Raccompagnés manu militari vers un lieu inconnu. Hopital, prison, cimetière ?

Que c'est-il passé pour en arriver à écrire ceci. Un soir de décembre, un peu énervé, très énervé même, je savais ce soir là que le sommeil m'avait fuit. Comme s'il avait peur de me rencontrer, comme s'il avait peur de ne pas se réveiller. Le sommeil... Ce soir là, par association idée, j'en étais revenu à une vieille chimère. Quelques faits météorologiques scrupuleusement notés et répertoriés avaient dans le temps frappé mon esprit. Bien pire, les conséquences connues pour moi à la suite de ces épisodes alimentent toujours chez moi une théorie, mais bon... Toujours est-il que si je voulais apporter des données tangibles, exactes, mesurées et fiables, et par rapport aux lieux de ces phénomènes météo, la station de le centrale de Flamanville me paraît la plus adaptée pour avoir des chiffres précis pour des orientations, des forces de vent, des précipitations... Il se trouve que depuis plus de 20 ans que je sollicite des données locales, jamais je n'ai eu la moindre réponse.

Ce soir de décembre, dans l'onde de choc d'un vol par effraction subit dans une activité locale, énervé, très énervé, dans mes spirales de calculs, d'hypothèses, j'en revenais à ces fameuses données météo "très locale". J'écrivais donc ma demande sur un A4 pour l'envoyer au directeur du CNPE. Une heure du matin. Les portes de la centrale sont à quelques enjambées. Plutôt que de mettre un timbre, et attendre les temps de travail de la poste, je décide de me rendre aux grilles du CNPE déposé mon courrier. Pas de boite à lettre. Même pas un gars à gilet et talkie walkie pour prendre mon enveloppe et l'acheminer. La gendarmerie arrive. Papiers, interrogatoire, explications le tout dans un cadre très respectueux. Horde de gilets jaune, les fronts perlant d'une sueur de stress. Le courrier lu, les vérifications faites, je suis autorisé à rentrer chez moi, à pied. Le véhicule et les gendarmes m'escortent, de près, de loin, tout en continuant très aimablement la discussion. 

Back home ! Le sommeil n'avait pas fuis que moi. La garde, l'arrière garde, les astreintes ont du sonner, être dérangés. Téléphone. 

"Monsieur Leblond ?"

"Oui !"

"C'est la gendarmerie, vous êtes venu à pied, seul tout à l'heure aux grilles de la centrale ?"

"Oui."

"Ah ! Merci."

Quelques jours plus tard, je suis convoqué à la gendarmerie. Mon passage aux grilles n'aura pas fait rire tout le monde au point qu'EDF a saisi le parquet pour acte de malveillance. J'ai du raconté mon histoire dans le bureau des gendarmes. Évoquant le, les sens et reconnaissant avoir au préalable dans la journée avoir téléphoné au standard et échangé quelques mots d'oiseau avec deux personnes. L'emploi du mot "baltringue" m'ayant été alors très fortement reproché.

Dans les paranos du moment j'étais le cheval de Troie, une diversion pour permettre à d'autres d'agir. Et je n'en sais pas plus, hormis ce que j'étais venu demander, ce que je cherche encore...

Les poursuites ont été classées sans suite.

 

 

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