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AL3ES, Agence Locale de l'Écologie, de l'Énergie, de l'Économie et de la Solidarité....

AL3ES, Agence Locale de l'Écologie, de l'Énergie, de l'Économie et de la Solidarité....

On n'a jamais raison trop tôt, on a raison. Point... C'est un peu radical et parfois on ne vit jamais assez longtemps pour le savoir. Dans nos urgences, des mots de maux, des clins d'œil et des coups de gueules, des propositions, des idées (parfois), des envies, transition toute faites pour toutes les belles...

Publié le par franck leblond
Après avoir rencontré par mal de monde, je suis partagé entre l’idée d’être sorti du handicap et celle d’être malgré tout inapte au travail. Je me demande à quelle catégorie de personnes j’appartiens s’il faut appartenir à un groupe représentatif. La population compte en moyenne 1% de schizophrène dont à peine 20% s’en sortent. S’en sort-on d’ailleurs ? En admettant que je dois prendre des neuroleptiques encore longtemps, l’arrêt du traitement est-il un risque à courir pour statuer sur l’état pathologique ? Avec les risques sanitaires encourus, et j’ai passé trop de temps en CHS à mon insu pour le savoir, le confort atteint est suffisamment acceptable pour ne pas le mettre en péril. Le confort financier « d’assisté » va certainement être revu à la baisse car ce sont bien deux portes qui se ferment. Celle du handicap et toutes les mesures d’accompagnement associée et celle de l’emploi, compte tenu d’une inaptitude invoquée. Se reconnaître ou vouloir se faire reconnaître une qualité de travailleur c’est aussi donner du sens au temps passé. C’est aussi manière de s’articuler dans une démarche de droits d’auteur pour au moins faire reconnaître que sortir du handicap psychique est un travail à part entière. Par contre on peut aussi y voir une manière d’exclure des gens de tous systèmes de comptages et donc d’indemnisations. Le problème peut-il se poser comme un sujet de philosophie sociale, il ne me paraît pas insurmontable. C’est la crise, zone de perturbations sociales. Il faut la gérer. Les multiples postulats de départs créent un casse-tête socio-économique dont nous devons préserver le minimum pour anticiper ce que l’on racontera dans 5, 10, 15, 20 ans à ceux qui sont encore trop petits pour comprendre mais suffisamment grands pour ressentir, nous questionneront sur l’histoire, le passé familiale, professionnel, amical, sentimental, politique ? Nous avons à mon sens traversé trop de difficultés pour ne pas anticiper et résoudre le ou les problèmes qui se posent à nous sans trop de dommage. Personnellement, « je » pense qu’il y a eu déjà pas mal de dégâts générés, occultés, maintenus depuis que « je » tire le signal d’alarme au sein de notre microcosme. Nous avons tous à gérer nos problèmes, la dureté de la société exacerbe les troubles fruits d’incompréhension, d’erreurs, d’acculture, de j’m’enfoutisme, d’égoïsme. Pour la première fois dans le développement de l’humanité, ce sera pire pour les générations futures. Analyser, réagir, agir sont les fondements comportementaux permettant de sauver les meubles pour faire matérialiste. Pour résoudre ses difficultés il faut admettre en avoir. Composer parfois avec des attitudes extrêmes déresponsabilisées des rôles de chacun avec les droits et les devoirs associés dans les disparités territoriales existantes. Quand la politique fait tout de travers, il ne faut finalement pas s’attendre à des droits ; Quand on dit que la vie est un combat, il ne faut pas attendre la paix ; Quand tout par en « live » nous n’avons que le devoir d’imaginer un autrement moins précaire, plus social, plus solidaire. Cet autrement n’est pas forcément financier. Il y a des solutions qui ne s’achètent pas. Même si une partie de la population n’a pas d’autre choix que de plonger l’autre dans la précarité pour maintenir son niveau de vie confortable pourtant déconnecté des réalités planétaires. Sous la nécessité l’homme devient intelligent, utiliser cette capacité avant d’y être contraint le rendrait sublime. Si je n’avais pas peur de formuler un appel digressif, je réclamerais une assistance rédactionnelle médico-sociale. Néanmoins, reconnu ou catalogué schizophrène, j’ai appris qu’il fallait avoir une vision globale de la problématique posée pour évoluer et faire évoluer son état, assister ou non en cela. La famille, les relations, le travail, les loisirs, l’argent, la société organisent, structurent, canalisent, encadrent un état mental considéré encore il y a peu comme précaire. L’avis de la CDAPH risque fort de précariser une stabilisation entamée, une sublimation probable et une réhabilitation espérée. Etre en ce sens sorti d’une notion de handicap répond aussi à un objectif fixé. L’aide reçue, subtile ou maladroite, confère dans l’idée d’une sortie de handicap à exprimer après analyse comment on en arrive là. Néanmoins, le fait de « ne pouvoir actuellement pas travailler » est une voie toute tracée d’exclusion. Exclusion de l’ANPE et donc des systèmes d’indemnisation associés… Exclusion de toute aide potentielle au retour ou à la création d’activité… Que reste-t-il quand on est plongé dans un « ni-ni » administratif au vu d’éléments médicaux sans par ailleurs avoir été écouté ( à défaut d’être entendu), reçu, examiné par cette commission ? Quid de la notion de projet de vie formulée dans le dossier de renouvellement de la reconnaissance ? Quel sens donner à la non-orientation ? Me considère-t-on comme un simple adulte handicapé ? Condamné à une précarité financière dont l’état administratif suspendrait le versement de l’ASS ? Dans une forme de richesse allocataire, j’ai pu autogérer mes difficultés psychologiques, faut-il nécessairement que tout s’arrête subitement ? Quel sens donner à toutes ces années de recherche, d’élaboration, d’écoute, d’entraide, d’écriture, d’action, de propositions, d’abnégation pour faire comprendre qu’une difficulté vécue et exprimée de manière pathologique peut finalement avoir du sens et une issue ? Quel intérêt de continuer à se soigner avec des neuroleptiques sinon pour maintenir une dignité sociale et sanitaire auprès des proches et ne pas générer de situations de crises. Quel sens donner au passé, au présent et à l’avenir imaginé si rien ne m’est reconnu ? L’assistant relatif m’a organisé dans l’abstraction de structures où finalement une forme d’équilibre est quasi atteinte. De là à plonger dans l’oubli de celle-ci, à vomir des politiques de façades aux effets d’annonces médiatisés, je doute que cette décision soit un atout psychologique rassurant. Sans renier le passé qui conditionne nos pensées présentes, « je pense » si cette capacité m’est encore accordée qu’une autre conclusion doit être formulée. C’est le sens que je souhaite donner à cet appel de notification.

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Guillaume M 03/07/2007 17:43

On reparlera de tout ça ce week-end. Tous les ingrédients d'une injustice sont là, en tout cas... Les mots me manquent pour exprimer la haine que je ressens.

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