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AL3ES, Agence Locale de l'Écologie, de l'Énergie, de l'Économie et de la Solidarité....

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On n'a jamais raison trop tôt, on a raison. Point... C'est un peu radical et parfois on ne vit jamais assez longtemps pour le savoir. Dans nos urgences, des mots de maux, des clins d'œil et des coups de gueules, des propositions, des idées (parfois), des envies, transition toute faites pour toutes les belles...

Publié le par franck leblond
Publié dans : #social

Cobaye et otage…

 

S’il y a probablement un dénominateur commun aux troublés du psychisme ayant passé une partie de leur temps à l’hôpital sur un laps de temps de leur vie, c’est bien celui de se sentir cobaye. Entre les différents degrés d’inquisition, de questionnement, d’interdit et le temps qu’il faut pour, à la fois, trouver le traitement stabilisant et l’acceptation de sa prise, le tâtonnement est de rigueur, et il faut une bonne dose d’abnégation pour se sentir libre.

 

Ne l’est-on qu’un temps ?

 

Notre condition s’attache toujours quels que soient le milieu dont on est issu et du degré de souffrance qui nous habite, de quelques dépendances dont nous sommes otages.

 

Dans toute sa précarité et son questionnement, le schizophrène cumule ces deux handicaps, avec sa manie de culpabiliser, de se torturer pour n’avoir juste qu’à « paraître ».

Au moins lui, le sait-il ! Qu’il est cobaye et otage…

 

Faut-il en jouer ? Si c’est un jeu, faut-il qu’il y ait un gagnant et un perdant ? Ou lui seul sait-il ce qu’il a à gagner ?

 

Intrinsèquement les schizophrènes ne sont pas tous égaux devant la pathologie selon l’age auquel surviennent les épisodes pathologiques et les acquis de la vie antérieure aux délires.

 

Tout n’est-il alors question d’apprentissage et de stimuli ? De ce qu’on est en capacité de comprendre de sa pathologie pour tenter de se reconstruire, pour donner à comprendre aussi sur la folie enfouie en chacun de nous qui n’attend peut-être que des facteurs déclenchants.

 

Une partie de la reconstruction repose sur la confiance. Celle qu’il inspire et celle qu’il obtient d’autrui. Cependant lui seul peut établir les équilibres entre elles. Il se doit d’être transparent pour amortir les « creux » et gérer les « effervescences ».

 

La nécessité d’un cadre choisi rend les objectifs, quand ils sont compris, admis et partagés par son environnement proche ; celui qui ramène à d’autres misères ; réalistes et rationnels.

 

À mon niveau, je pense pouvoir entre ouvrir d’autres espaces de libertés, repoussant plus loin encore les murs de l’hôpital, en restant cobaye, mais refusant le statut d’otage.

 

Le cobaye choisi t il les limites de l’expérimentation ?

 

L’otage choisi t il de ne plus l’être ?

 

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