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AL3ES, Agence Locale de l'Écologie, de l'Énergie, de l'Économie et de la Solidarité....

AL3ES, Agence Locale de l'Écologie, de l'Énergie, de l'Économie et de la Solidarité....

On n'a jamais raison trop tôt, on a raison. Point... C'est un peu radical et parfois on ne vit jamais assez longtemps pour le savoir. Dans nos urgences, des mots de maux, des clins d'œil et des coups de gueules, des propositions, des idées (parfois), des envies, transition toute faites pour toutes les belles...

Publié le par franck leblond
Publié dans : #écologie

Le souci du jour est lié à la politique de l’eau menée sur le territoire cantonal et la retranscription médiatique que j’en ai lu. Choqué donc, par ce que j’ai lu, entendu, constaté, ce qu’on (con) m’a dit, je reste inquiet par rapport à l’analyse que j’en fais.

 

La communauté de communes est composée de 15 communes. Si la distribution, la collecte, l’assainissement ne sont pas uniformes justifiant des écarts de prix facturé, plusieurs questions se pose à la lecture des 15 factures récoltées sur les différentes communes. Je ne suis pas allé plus en détail dans les communes, on peut imaginer également des disparités de services au sein même des communes. Mais de prime abord les coûts annoncés dans l’article et l’orientation politique posent question. En tout cas à moi !

 

Il est annoncé dans l’article que pour un foyer de 4 personnes consommant 120 m3 le coût sur la 2CP est de 407€. Je ne sais pas, ni comment on peut dire ça, ni comment on en arrive à ce résultat, mais annoncé brutalement je m’autorise à dire que le coût cité est un coût moyen et je divise 407 par 120 et j’obtiens 3,39€ du m3.

 

Mais il est erroné de calculer et d’annoncer des chiffres de la sorte.

 

 Démonstration :

 

À la lecture des factures collectées dans les communes en divers point du territoire, il en ressort les données du tableau suivant :

 

 

Consommation

Prix

€/ m3

 

Benoistville

68

78,49

1,15

 

Flamanville

18

45,37

2,52

 

Le Rozel

 

 

 

 

Héauville

 

 

 

 

Helleville

 

 

 

 

St Christophe

 

 

 

 

Siouville

67

223,22

 

 

Tréauville

 

 

 

 

Sotteville

34

49,52

1,45

 

Pierreville

 

 

 

 

Bricquebosc

 

 

 

 

Surtainville

26

121,62

4,67

 

St Germain

 

 

 

 

Les Pieux

9

75,35

8,37

 

Grosville

44

59,91

1,36

 

Tourlaville

62

207

3,33

 

Biville

37

117

3,16

 

 

Ce tableau est encore incomplet, mais je ferai en sorte de le compléter.

 

J’articule mon propos autour de 5 notions, c’est-à-dire : l’environnement, l’industrie, le social, la politique, la pédagogie.

 

Et je vous prie de tenir compte de mon propos.

 

Dans sa rhétorique du début de l’an, le maire dans son bilan faisait état d’un service rendu au public. Comme si on lui avait volé quelque chose. Ainsi, on te vole un truc et on te le revend !!! Un an après les municipales ; peu de candidats avaient évoqué une hausse potentielle de l’eau. Ils se sont bien gardés de le dire. Et pourtant le résultat des urnes n’a pas véritablement auguré de changement de représentants ; ils devaient déjà donc le savoir.

 

Ma différence se situait aussi dans le fait, alors candidat aussi, mais largement battu, que j’étais capable d’exposé ce qu’il fallait augmenter et baisser sans laisser « croire » à une forme de confort. D’expliquer les hausses et les baisses avec un sens, un projet, une fonction, un attendu…

 

Misérablement, on nous explique que c’est comme ça, qu’on n’a pas le choix. Ce qu’on ne vous dit pas, c’est que ce mode de développement coûtera de toute manière de plus en plus cher. Si le coût  à payer de se mode de développement est celui qui m’est facturé, j’invite les consommateurs à faire le calcul de leurs futures factures avec les équations suivantes prises sur ma facture et présentées ainsi :

 

La facture est décomposée en trois parties à additionner.

 

-        Distribution : Part fixe + consommation x prix unitaire

-        Collecte et assainissement : Part fixe + consommation x prix unitaire

-        Organisme public : consommation x prix unitaire

 

« On » me dit que la collectivité prend en charge 50% du coût facturé. À vérifier…

 

Mais alors combien devrions-nous payer si la régie était privée avec le besoin de faire des bénéfices pour rémunérer des actionnaires ? Reportant le coût total sur le consommateur.

 

Ça m’ennuie donc de constater que, sous couvert de service public, on s’autorise les mêmes schémas de pensée que des industriels privés. Qui plus est dans une région pluvieuse comme la nôtre.

 

La solution pédagogico-environnementale consisterait d’une part à éviter un mode de facturation déresponsabilisant. Plus on consomme, moins on paye ; moins on consomme, plus on paye. Plus encore, imaginer des pondérations « pollueurs payeurs ».

 

À l’échelle du globe et du sixième de la population qui n’a pas accès à l’eau, nous serions inspirés d’imaginer comment récupérer, filtrer, partager, assainir, redistribuer l’eau, sans se plier à trop de logiques industrielles.

 

Récupérer, les eaux de pluies…

Filtrer celle-ci…

Partager la collecte des eaux usées…

Assainir naturellement, lagunages et phyto-épuration…

Redistribuer le surplus éventuel…

 

Tout ceci dans le cadre d’une densification de l’urbanisme plus qu’un éparpillement. Un éparpillement, s’il se justifie doit s’accompagner « d’impérieuses nécessités » comme la minimisation de l’impact environnemental et d’opter pour des solutions d’autonomie des structures. Plus qu’un confort rupin…

 

Comme pour l’électricité, je pense et je maintiens que les solutions ne sont plus aujourd’hui ni privées, ni publiques, mais alternatives.

 

Puissions-nous nous donner le temps d’en débattre posément et d’y réfléchir en toute sérénité en regard des difficultés qui pourraient poindre.

 

Notamment pour les plus précaires. C’est bien connu, moins tu peux payer et plus tu payes. Faites donc le compte avec votre maison.

 

C’est, dans le cas de l’eau sur la 2CP, une réalité. La dimension sociale des politiques actuelles.

 

Les frais de coupures pour non-paiement vont augmenter ainsi que la remise en service !

 

De vrais banquiers !!!

 

Si la stratégie de faire payer par les services sociaux déjà bien engorgés par les factures d’électricité des précaires, il est urgent, à mon sens d’exposer ce que serait donc le juste prix de l’eau et comment la facturer.

 

Imaginer une grille de facturation par tranche de 10 m3 avec un prix par tranche et une facturation au mètre cube serait plus un calcul de proximité.

 

Et je ne rentre pas sur des notions de qualité biologique et chimique de l’eau, de la (nécessaire ?) hérésie du retraitement, des épandages, sans compter les rejets industriels.

 

L’avis d’un docteur en microbiologie spécialisé dans les traitements de l’eau :

 

« Cette hausse de la consommation d’eau potable, des prétraitements appliqués sur des eaux souterraines, karstiques, fluviales ou de surface jusqu’à l’arrivée au compteur de chaque particulier montre la difficulté de la CCP à gérer son réseau d’eau potable (stratégies de nettoyage, entretien des canalisations, diversification et extension des réseaux d’eau potable..).

On peut effectivement se demander si cette augmentation significative du prix au m3 n’est pas liée à une volonté politique de prévenir un afflux massif de la population dans le canton des Pieux. Une chose est sûre, les tarifs n’ayant pas augmentés depuis 2004 dans le canton des Pieux, de nombreuses interrogations peuvent être soulevées…

Il est vrai que l’aménagement des réseaux d’eau potable en relation avec la construction de nouveaux complexes, lotissements mais aussi les phénomènes d’érosion « naturel » qui touche durement notre littoral (allez donc voir aux Viviers l’étendue des dégâts !!) ne font qu’accélérer un processus déjà établi qui consiste à entretenir, moderniser et développer les réseaux d’eaux potables.

 

La vétusté des réseaux de canalisation, et notamment ceux bordant le littoral, peuvent être soumis à des phénomènes de corrosion accélérée, pouvant potentiellement induire une augmentation de certains métaux lourds dans l’eau et qui ne sont pas complètement retenus par les membranes de filtration (plomb, cadmium). Ce phénomène a pour conséquence un dépassement des normes sur certains composés chimiques.

Je ne prends bien sûr pas en compte nos amis les agriculteurs qui larguent je ne sais combien d’engrais chimiques dans nos terres pour les rendre plus fertiles. »

 

Pour comprendre la complexité de la tâche de la distribution et du traitement des eaux et rendre hommage à ceux qui les prennent en charge, faites donc l’expérience chez vous de déféquer dans un bocal, mettez l’eau de douche et de vaisselle, mélangez le tout et organisez vous pour la boire.

 

Essayez de voir si c’est plus cher ou moins coûteux pour 1 ou 1000 litres…

 

Mais ça ne justifie pas non plus ce mode de facturation sous couvert de service public.

 

Le pire aujourd’hui, c’est qu’on serait capable de condamner le fait de récupérer de l’eau, de l’utiliser, la salir et la rejeter dans le réseau public. En effet, si 10000 habitants d’une communauté de commune récupèrent 1000 litres chacun, ça fait un surplus de 10 000 mètres cube à retraiter. Les réseaux seraient-ils capables de la faire sans surcoût ? Le calcul doit se faire par rapport à un volume pompé et consommé et le coût du retraitement devrait être cohérent avec celui-ci et non par rapport à un surplus.

 

Aussi, il faudrait peut-être travailler sur une nouvelle grille, avec les catégories : famille, associations, entreprises, collectivités, médical ; en incitant tous à l’économie et non pas aux consommations démesurées. Pour une facturation compréhensible, au plus près des consommateurs, de leur utilisation.

 

Si je ne consomme que 10 m3sur six mois, c’est parce que je n’ai pas de machine à laver, que je vis seul, sans faire trop attention. Je peux raisonnablement espérer réaliser en deux temps une économie finale de 70%. D’abord investir dans une meilleure robinetterie et un économiseur de chasse d’eau, puis en optant pour des toilettes sèches, et en récupérant filtrant des eaux de pluie.

 

En portant à terme ma consommation à 10 m3par an, le coût facturé selon les tarifs en vigueur en 2008 serait d’environ 123,89€ soit 12,3€ le mètre cube.

 

Taxer les sur consommateurs, pour une denrée noble et parfois rare, permettrait une responsabilisation des modes de production en réservant aux usages nobles cette eau, si chère et si rare. L’eau n’a pas forcément la même fonction que l’on soit une famille au chômage, un industriel, une entreprise du tertiaire ou du primaire, une association sportive ou culturelle ou dans le médical.

 

Je m’en voudrais que l’on considère ce raccourcis comme diffamatoire mais je ne suis pas loin de penser que finalement on nous fait payer la consommation d’eau du grand chantier et d’un modèle économique productiviste et intensif.

 

Je partais avec une idée en tête, et finalement l’écart le plus significatif est sur l’accès au service. S’il est idiot de faire un ratio entre le coût facturé et le volume consommé, par contre sur les tarifs de raccordement, l’accès au service ; je m’autorise à faire un ratio entre le volume consommé et les tarifs des abonnements. J’arrive dans mon cas à 50,85€ : 9m3à 5,65€ par mètre cube. Dans le cas d’une personne qui consommerait 30 ce ratio tomberait à 1,69.

 

Et je n’ai pour faire ma démonstration qu’une grille pour les consommations inférieures à 250m3. Pour ce que j’en sais, il y a plusieurs tranches, moins de 250, de 250 à 40 000 et plus de 40 000 mètres cube.

 

Je serais curieux d’avoir les barèmes de calcul des différentes tranches et mode d’accès au service. De connaître les gros consommateurs. Déjà je trouve qu’il y a un écart entre 10 et 50 mètres cube, alors au-delà…

 

En raisonnant par l’absurde, c’est-à-dire mon cas, si l’on attribuait un volume de 10 m3par personne par habitation pour six mois en proposant un prix adapté aux familles et à l’usage de l’eau, le mode de facturation me paraîtrait plus juste, plus équitable et plus responsabilisant. Ce n’est pas la peine de bassiner les gens avec les économies de tout genre si l’on est incapable de proposer des facturations cohérentes et compréhensibles.

 

Mon propos n’est  donc pas de contester la hausse que, de toute manière, en fonction des chiffres en votre possession, vous pouvez toujours démontrer ce que vous voulez faire « croire ».

 

C’est donc plutôt l’orientation politique qui est contestable et le seul tribunal pour ça, c’est les urnes. Le temps de la pédagogie est venu et je souhaite obtenir des chiffres plus précis de la collectivité pour affiner mes propos et ma démonstration. Afin aussi de mettre en parallèle des micros et des macros calculs.

 

Il conviendra dans la proposition d’un autre modèle de facturer la consommation en fonction de l’usage et non plus au volume, et de ne plus pratiquer de tarif dégressif. Ce sont les gros consommateurs, souvent aussi pollueurs, qui doivent payer. Et non plus les citoyens dont la situation sociale, selon les médias, se dégrade.

 

Merci de votre attention. Merci de vos observations et complément afin de parfaire ma culture et mieux comprendre le monde dans lequel je vis. Si cela permettait de définir le monde dans lequel je voudrais vivre.

 

Al3es. Mercredi 6 mai.

 

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pieusais 15/05/2009 03:06

merci pour l'ecaircissement, la chance d'avoir un docteur en la matiére aide a completer des questions qui devront trouver réponse..
bon et pour serge, peut etre qu'avec un grand bocal.. sinon je lui propose les chiottes de luxe faite tout bien comme dans le temps a trés cher pour se soulager..

Serge50340 06/05/2009 22:35

Comme d'habitude tu est brillant et ta demonstration devrait en faire reflechir. Pour ma prt, je ne te remercie pas, J'ai essayé de chier dans un bocal, mais vu le gros cul que j'ai, j'en ai mis partout. Lol
Comme disait Coluche, qui nous manque tant "Bande d'enfoirés"

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