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AL3ES, Agence Locale de l'Écologie, de l'Énergie, de l'Économie et de la Solidarité....

AL3ES, Agence Locale de l'Écologie, de l'Énergie, de l'Économie et de la Solidarité....

On n'a jamais raison trop tôt, on a raison. Point... C'est un peu radical et parfois on ne vit jamais assez longtemps pour le savoir. Dans nos urgences, des mots de maux, des clins d'œil et des coups de gueules, des propositions, des idées (parfois), des envies, transition toute faites pour toutes les belles...

Publié le par franck
Publié dans : #politique

Voici ce que je déposerai dans le registre avant la clôture de la concertation... J'ai complété et disserté sur la questions, beaucoup jugeront cela digressif, il n'ont qu'à bien faire. Ce texte n'a pas été corrigé, c'est peut être ce que je ferai avant de le déposer définitivement. Mais il y aurait encore tant de choses à dire...

Puisqu'il est permis d'émettre un avis dans le cadre de la concertation publique sur le projet de rocade par l'entrée sud de la ville des Pieux vers l'ouest, je me permettrai de faire remarquer de prime abord que nous sommes en 2013 et que dans un an le paysage politique local aura subit des modifications, d'abord par la probable réforme des collectivités locales et d'autre part au travers des élections municipales. En cela la concertation et l'hypothèse du début des travaux arrivent en fin de mandat pour les élus actuels. Je me pose donc la question d'emblée du renvoi d'une décision hâtive qui n'entrerai pas dans les programmes et idées des futurs élus. Pourquoi engager un tel investissement maintenant alors que les voies des urnes sont toujours impénétrables ? N'y a t-il pas la une forme de fuite en avant vers toujours plus d'irresponsabilité économique et écologique ?

Notre Constitution à laquelle a été adossée « la charte de l'environnement » en 2004 voir ce lien :

http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/spipwwwmedad/pdf/DICOM-Charte_Environnement_web_cle766cbf.pdf précise dans son article 2 que toute personne à le devoir de prendre part à la préservation et l'amélioration de l'environnement, c'est donc en mon nom que je formule les remarques suivantes. Est-on citoyen avant d'être élu ? Est-on élu avant d'être citoyen ? Un élu peut-il s'affranchir de la citoyenneté et des principes qui organisent notre pays ? Je suis donc surpris que l'on brandisse des éléments de préservation de l'environnement quand « on » prévoit un tel ouvrage.

Pour être allé voir et lire les panneaux exposés en mairie des Pieux, j'ai constaté quelques incohérences dans les arguments employés.

En effet, d'une part « on » dit vouloir désengorger le bourg et d'autre part ce même « on » dit faciliter l'accès au bourg.

« On » dit vouloir aussi faciliter les accès sur le site du CNPE de Flamanville, et je me pose donc la question de savoir comment les accès ont été prévus depuis la fin des années 70. Que si « on » ne prévoit seulement aujourd'hui les accès au site industriel je me demande si tout n'a pas été fait dans ce sens, c'est à dire à l'envers.

« On » dit aussi vouloir favoriser les accès au littoral, or pour ceci, je pense que les touristes utilisent plus la « route des caps », qui sera toujours autrement plus belle qu'une rocade d'accès rapide, et qui prend racine bien plus au sud de la commune des Pieux.

« On » prétend vouloir favoriser la mobilité or notre canton n'est même pas desservi par le service « manéo express de proximité » du département. Service de base inexistant !

« On » dit aussi vouloir mettre en valeur la parking de la Fosse, euh autant de millions pour mettre en valeur un parking, ce n'est pas un peu abusé ? Mettre en valeur le parking ou faire défiler en véhicule les gens devant les construction de la zone de la Fosse ? Jusqu'au centre de char à voile ?

« On » parle de transport alors qu'aucun service ne relie Les Pieux à Flamanville. Et ce n'est pas une route qui permettra aux sans permis ou aux sans voiture de se déplacer. Ni une route de plus qui permettra de fuir un accident possible dans les circonstances d'épisode neigeux que nous avons connu récemment (début mars 2013).

« On » évoque le fait de vouloir sécuriser le bourg mais je ne suis pas certain que sans une véritable pédagogie sur le vivre ensemble et le respect des codes quelques progrès puissent être réalisés. En cela construire un telle route n'est qu'une couardise morale quant au fait d'user de pédagogie et de prévention. Et à quel prix !!!

 

Je me pose donc la question de la valeur des ces arguments, qui plus est sur un territoire (le Nord-Cotentin) qui n'est qu'un bout du monde, un cul-de-sac où avec le maillage en route est déjà bien dense et mène partout.

 

Faire des routes aujourd'hui dans un département qui a déjà le plus long réseau routier de France, c'est penser qu'il y aura toujours plus de voiture et toujours plus de trafic.

Lien : http://transports.manche.fr/reseau-routier-de-la-manche.asp#.UWA3bKWtWQs

 

Or en matière de transports les carburant coûteront de plus en plus cher du fait de la raréfaction et des coûts d'extraction. Et il serait beaucoup plus économique et écologique que de favoriser les divers modes de transports partagés pour faire diminuer le nombre de véhicules sur les routes plutôt que d'en créer une pour le confort d'un petit nombre de personnes. C'est une manière de dépenser autant d'énergie pour l'usage de plus de monde et ainsi de diminuer son impact carbone.

Le chantier (EPR) en cours devrait bien s'achever un jour et à moins que l'on ne nous fasse avaler l'idée d'un deuxième EPR quelles sont les utilités d'un tel tracé de rocade ?

 

Une voie d'évacuation par le sud du CNPE de Flamanville ?

 

Une route sud a déjà été réalisée avant le démarrage du chantier. La route de la côte venant de Dielette et menant à la centrale était le seul accès à celle-ci ; les dommages éventuels causés par la mer pouvait rompre les accès. Par là, les arrivées des secours et les évacuations.

Le passage sur Caubus à Flamanville ne se ferait de toute manière pas à la hâte, car le tracé est resté d'origine avec des ralentisseurs.

Est-ce que c'est si dangereux que cela si l'on se préoccupe autant de l'évacuation des populations ? Aurions nous réellement le temps de fuir si un accident grave surgissait, serions nous mis au courant ? Des scénarii d'évacuation ont ils été testés en dehors de Flamanville ? Et si le vent était de nord lors d'un accident ?

 

Une ceinture créant de fait une zone future à urbaniser ?

 

Déjà bien engagée dans les prévisions locales comme une volonté de croissance, destruction des terres et de leur biodiversité, les espaces cultivables sont en forte diminution, est-ce aux petites communes dites rurales d'accélérer le processus de destruction des espaces verts ? Au profit d'une construction non raisonnée et peu écologique. Quand on voit le carnage urbanistique on est en droit de se poser des questions. Combien d'hectares de terres ont été dévolus à la construction sur la commune et sur le canton ces dix dernières années ? Même si on replante, on peut se poser la question de la destruction des haies, en la matière « on » n'est pas à quelques kilomètres de haies prêt en encore moins de terres cultivables. C'est plus tendance de faire venir ses produits de loin par camion.

 

Pourquoi, si la commune est déjà propriétaire des terres sur lequel le tracé est prévu, ne serait-il pas possible de créer des jardins collectifs, des aménagements pour une pédagogie à l'environnement pour les écoles et les touristes ? Cultiver en commun crée à la fois du lien social et participe à l'auto suffisance alimentaire, alors que l'usage unipersonnel d'un véhicule sur une route isole un peu plus des problèmes environnementaux. Favorisons un maraichage biologique de proximité plutôt que de se priver une fois de plus de terres arables.

Dois-je rappeler l'importance des haies dans le patrimoine du département et de leurs usages non encore mis en valeur ? Voir sur ce lien : http://www.manche.chambagri.fr/les_roles_du_bocage.asp

 

Un caprice d'élus ?

 

Qui lassés d'ériger vers le haut des projets dit structurant en serait réduit à griffer la Terre d'une cicatrice au sens douteux, je rappelle que route est un dérivé du latin rupta signifiant « rupture ». Créant une vraie rupture dans le paysage et dans l'idée qu'on peut se faire d'une réflexion partagée et concertée.

Un caprice qui détournera les automobilistes du bourg et aura une incidence sur les commerce de proximité au profit de la grande distribution. Qui nous le savons crée un emploi de grande surface pour cinq emplois de proximité détruits. Un caprice comme un non sens écologique mais cohérent avec le reste. Un caprice qu'il faudra entretenir, déneiger, policer, et sécuriser ; augmentant par la même le déjà gros budget de l'entretien des routes. Et ce serait bien de civisme dont il faut parler en terme de sécurité routière et non pas en termes de répressions systématiques. C'est là aussi le fruit d'une forme d'éducation à l'environnement qu'il y aurait à faire valoir en assouplissant nos modes de conduites et nos comportements au volant... Une rocade est par définition une voie rapide et je ne doute pas des excès qui y seront commis. Pour être assez souvent sur le bord de la route à faire de l'auto stop, je puis dire que parfois ça craint. Et je ne suis pas sûr que permettre une rocade soit un signal apaisant pour la sécurité routière. Et c'est donc pour moi une définition de l'aménagement que je ne cautionne pas.

 

Pour quel impact environnemental ?

 

Si ce n'est certes pas un autoroute qu'il est proposé de construire, la route dans l'ensemble de la filière a un impact indéniable sur l'environnement ci joint une petite note de l'IFEN en lecture sur ce lien : http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/fileadmin/documents/Produits_editoriaux/Publications/Le_Point_Sur/2006/de114.pdf .

 

D'autre part si « on » avait eu un projet de ferme éolienne sur une commune du canton, nuls doutes que l'on aurait entendu jaser sur « nos paysages qu'on défigure... », même si ici j'en conviens « on » n'en est pas à une anomalie prêt.

Enfin la loi LAURE prévoit dans son article 20 l'obligation de créer des pistes cyclables sur les ouvrages neufs (http://www.voiriepourtous.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/depliant_loi_laure_cle5c3827.pdf) à l'exception des voies rapides, mais on reviendrait donc sur ce que je disais plus haut. Je ne suis pas sûr en la matière que l'on favorise les transport dit « doux » dans une telle réalisation.

 

C'est un signal déresponsabilisant que de vouloir faire une rocade comme expliqué. Et il n'y a rien qui nous engage collectivement à prendre notre part active dans la lutte contre le réchauffement climatique, la perte de la biodiversité et les utilisations des énergies fossiles. Et ce sont donc bien là quelques millions d'euros qui pourraient être utilisés autrement. Car nous ne sommes pas seulement en crise, nos sociétés sont en mutations, que nous le voulions ou non, et il est urgent de donner d'autres signaux structurants pour amortir un avenir où rien ne sera jamais comme avant. Ce que j'expose maintenant est peut-être digressif mais je voudrais exhorter les élus locaux et les décideurs à infléchir ce jusqu'auboutisme afin d'ouvrir d'autres solutions plus équitables et plus écologiques ; plus sociales et plus humanistes.

 

Parce qu'on s'apprête à faire un rocade de 5 millions d'euros je me dis qu'une dépense collective telle que celle exposée ci après et de cette ampleur aurait autant de sens sinon plus que de faire un bout de route au milieu de la nature.

 

Car s'il s'agissait de dépenser 5 millions d'euros comme ça, que serait-il raisonnable de proposer, une antithèse à budget égal si l'idée de dépenser autant d'argent dans un projet et si prégnante. Voici :

 

Parce qu'il faudra que j'explique comment je compte faire pour avancer les logiques exprimées dans « La philosophie ou les armes », voici en quelques étapes la volonté publique, politique et locale que je vous soumets.

 

Mon raisonnement se situe à l'échelle du canton des Pieux. 15 communes. Comment incruster dans la vie locale la construction écologique raisonnée à la fois sur le neuf, sur la rénovation, sur l'habitat social et/ou groupé ou comment faire glisser des dépenses prévues sur d'autres logiques à mon sens plus utiles.

 

Parce qu'il me surprendrait qu'il n'y ait pas sur chaque commune du canton une épave thermique pouvant bénéficier d'une écorénovation...

Parce qu'il me surprendrait qu'on ne soit pas capable de trouver 3 personnes volontaires par communes pour être formées, travailler à ces rénovations...

Parce qu'il me surprendrait aussi qu'on ne soit pas capable d'aller voir les artisans, les auto entrepreneurs, pour partager les objectifs à atteindre en termes d'efficacité...

 

Je serai assez d'avis pour engager un programme global de rénovation équilibrée ou pour 15 écorénovation on ferait un bâtiment démonstrateur neuf.

 

Parce que le département (conseil général) fourni des aides à la pierre, parce que la région (conseil régional) finance de la formation, parce l'ADEME propose des financement, que les règlementations évoluent, que les efforts à faire sont nombreux mais pas insurmontables, il est aujourd'hui nécessaire de réfléchir en ce sens pour moins stigmatiser les démarches isolées mais indispensables pour en arriver là...

 

Parce que aussi la pression de la demande de logement social peut trouver une soupape dans la création d'un habitat participatif groupé et écologique, et que des dispositifs existent pour cela, nous pouvons agir sur la construction neuve et collectives... Je me permets de situer une expérience de la ville des Herbiers sur ce lien : http://www.lesherbiers.fr/mairie/urbanisme/val-de-la-pelliniere/ . Et ce ne serait pas si cocasse si une illustre élue de la ville des Pieux n'était originaire de la-bas. Et on peut aussi imaginer dans ce cadre des habitats groupés écologiques et participatifs où les futurs habitant seraient invités à définir leur projet en commun, une forme aussi là de démocratie participative.

 

Parce qu'en exprimant cette forte volonté politique 45 emplois locaux sont à créer dans un délai de temps acceptable, avec la reconnaissance d'un véritable statut professionnel et démonstratif où l'on trouvera d'emblée une solution logement pour un foyer par commune, ceci en fonction de l'épave thermique ciblée mais aussi des moyens qui y seront affectés.

 

Qui paye alors ?

 

Tout le monde, de la commune à la communauté de commune, du département à la région, aux partenaires privés, l'État bien entendu avant tous ses plans pour l'immobilier ; celui qui aura la maîtrise du projet pourra aussi à terme recueillir une recette de 15 loyers par mois, 15 taxe d'habitations, et 15 familles qui ne seront plus exposée à la précarité énergétique. Et je suis sûr aussi que les industriels locaux investiraient dans ces logiques. Rien que pour s'en servir d'alibi !

 

Pour quel budget ?

 

45 emplois à 3000 € (tout compris) par mois soit 1 620 000 € par an.

15 maisons à acheter pour une moyenne de 100 000 € l'unité soit 1 500 000 €.

Un budget de 50 000 de matériaux par maison soit 750 000 €.

Un bâtiment démonstrateur pour un budget de 150 000 € et son emprise foncière.

 

Pour quelles recettes à termes ?

 

-15 loyers à 300 € soit 54 000 € par an plus les taxes d'habitations.

-Valorisation du patrimoine

-Vie économique centrée sur la construction écologique pour beaucoup de petite entreprises locales.

-Investissement local avec retour dans l'économie locale

-Usage des filières courtes et incitation futures à l'écorénovation pour les bailleurs privés et publics dans le cadre de la «rénocation ».

-Relocalisation de l'emploi.

-Participation à la vie locale.

-Modélisation de techniques d'écorénovation et de constructions neuves écologiques.

-Création d'équipes de professionnels autonomes et investis.

-Mobilisation collective pour répondre collectivement aux objectifs européens de maîtrise de l'énergie.

-Implication globale dans une réflexion collective sur la manière dont nous devrons vivre ensemble demain dans le spectre large des transports, de l'habitat, de l'énergie, du travail, des loisirs et de l'éducation à l'environnement.

-...

Bons nombres d'avantages seraient à tirer d'une telle démarche collective à budget égal. En tout cas, bien plus qu'une vulgaire route au milieu de rien.

 

C'est pourquoi et en conclusion je vous demande monsieur le commissaire enquêteur de rendre un avis défavorable au projet de rocade tel que soumis à enquête publique sur Les Pieux (50340) et de faire annuler le projet. Et je vous remercie d'avoir porter attention à mon avis.

 

Fait à Flamanville, le 23 avril 2013.

 

 

 

Commenter cet article

BODIOU LIONEL 28/04/2013 14:01

caprice d elus.....nous aussi on veut une rocade.NA VOILA.QUEL GACHIS.......

franck 26/04/2013 17:53

il est clair que le temps n'est pas, n'est plus à faire des routes...

lechanoine 26/04/2013 17:17

Non à ce projet de rocade qui me paraît inutile et dépassé, je pense que l'heure est à la préservation des sites naturels, à la conduite respectueuse et à la limitation de la pollution...De quel
droit devrions nous priver nos enfants de ce lieu jusqu'ici préservé? Quel égoïsme!!!

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