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AL3ES, Agence Locale de l'Écologie, de l'Énergie, de l'Économie et de la Solidarité....

AL3ES, Agence Locale de l'Écologie, de l'Énergie, de l'Économie et de la Solidarité....

On n'a jamais raison trop tôt, on a raison. Point... C'est un peu radical et parfois on ne vit jamais assez longtemps pour le savoir. Dans nos urgences, des mots de maux, des clins d'œil et des coups de gueules, des propositions, des idées (parfois), des envies, transition toute faites pour toutes les belles...

Publié le par franck
Publié dans : #politique

Le temps avance sans moi. Mon moi n'a plus le temps d'attendre, ni d'aller s'enfermer dans une boite pour un temps. Et je t'écris du fond de mes misères, de celles qui ne sont pas toujours perceptibles aux yeux des autres, de celles dont on s'amuse parfois... La nuit donne toujours plus d'étoile que les plus grand hôtel dans les plus beaux coins du monde sans avoir à justifier de son pédigrée. Du fond de ces misères, comme une extrême détresse canalisée par une je ne sais quoi de chimie, émergent des envies, des projets, des idées dont la gestion et l'expression n'a rien de simple. Je ne te dis pas ça parce que je pense que tu ne peux pas comprendre, je me rends compte jour après jour de la difficulté de mettre tout cela en œuvre. Si j'ai du mal à limiter l'imaginaire dédié à ce qui fonde mon engagement, je constate aussi les difficultés matérielles, véritable obstacle d'un développement physique, réel, concret du travail de ces dernières années. De la source d'épanouissement personnel qu'il serait.

Des obstacles ?

Si tu n'as pas de bagnole, tu ne peux aller bosser ou chercher du travail, si tu n'as pas de boulot tu ne peux pas te payer de bagnole; pas plus que de te loger dans le privé (ici) qui te réclame un CDI pour te louer un bien. Remarque si c'est pour être coincé dans les embouteillages et maudir sa voiture pour aller à un travail que tu n'aimes pas mais dont tu ne peux te passer pour payer ta bagnole, ça donne à réfléchir sur l'utilité de l'un et de l'autre et sur l'inutilité de l'autre et de l'un. Entre les deux ?

Ce serait l'art de créer, de se créer un environnement propice à son propre développement en portant des projets utiles à tous ? Un champ de l'économie sociale et solidaire où chacun peut se sentir utile à l'amélioration du quotidien de ses contemporains, endigant toutes formes d'injustices ? S'il est facile de culpabiliser l'autre pour pallier ses propres carences il serait aussi judicieux à mon sens de tenter d'explorer des solutions non stéréotypées de postulats de départ pour engager les transitions de nos systèmes désuets.

Aujourd'hui un salarié dans le monde tel qu'on nous le vend dans les médias n'est plus une personne dans sa globalité avec ses compétences, sa valeur ajoutée, son histoire, ses projets, sa famille, ses tares, mais simplement un coût. Le salarié est un coût. Le chômeur est un coût. Le malade est un coût. Je me souviens d'une époque pas si lointaine où l'on tranchait les cous. Pour tenter d'imaginer le sort que l'on nous réserve !!! Le salarié aura eu beau multiplier par cinq sa productivité en 50 ans, il n'est plus qu'un coût sans avoir bénéficié de la plus value.

Le dernier jugement avant de n'être totalament laché par la noblesse entrepreuneriale qui aura bon compte de trouver ailleurs, d'autres salariés où le coût de ceux-ci n'est plus un handicap mais une aubaine. Jeté dans le compost de la société comme un citron pressé, la chimie, l'alchimie des rebuts est toujours dure à modéliser, ça passe toujours jusqu'à ce que... Imaginer une issue sociale et collective à ce manque cruel d'activité qui donne envie, et plus que l'envie, mais ce supplément d'âme qui vous donne l'impression d'être utile à un sens commun équilibré. Je sais, on en est loin.

PEut-on re-bâtir une civilisation avec la "valeur travail" telle qu'on nous l'assène ? Peut-on bâtir une confiance collective pour élaborer en commun des issues pour tous ? C'est pour moi tout le sens du mot humanité. Et de savoir comment nous devons agir pour résoudre les inégalités que nous connaissons en préservants les grands équilibres écologiques de la planète. Comment l'Humanité va prendre en compte la perte de la biodiversité à l'opposé de la barbarie ambiante qui accorderait le droit de vivre et de bien vivre à une petite minorité au détriment du reste, des autres, de la vie, de la planète ?

La petite partie d'humanité que je suis, celle que je représente ou que j'aimerai représenter ne voit pas d'un bon œil les vieilles recettes du passé que l'on voudrait nous appliquer pour nécessairement croître dans un espace fini aux ressources limitées. Si l'humanité pouvait faire croître sa propre conscience de l'état du monde avant de ne faire croître des richesses accumulées qui ne servent à rien sauf à décider du droit de vie ou de mort sur des peuplades, des espèces animales, des espaces de natures; on aura ajouté un je ne sais quoi de pétillant à l'existence de l'Homme sur Terre.

Le réel défi est collectif. Aucun pays ne peut décider seul de lutter contre le réchauffement climatique. Sauf à en décider d'autre, sauf à faire contagion, comme pour l'abolition de la peine de mort. Et n'en déplaise à beaucoup c'est bien par des canaux de mondialisation que notre civilisation s'en sortira. On ne peut pas dire et penser que tout les chinois ne pourront pas avoir une voiture et s'articuler dans la pensée d'en avoir absolument besoin d'une. Notre modèle capitaliste occidental qui tend à s'imposer à tous n'est pas bon, il faut le dire, mais il faut aussi proposer autre chose, ce que beaucoup font. Merci à eux.

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