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AL3ES, Agence Locale de l'Écologie, de l'Énergie, de l'Économie et de la Solidarité....

AL3ES, Agence Locale de l'Écologie, de l'Énergie, de l'Économie et de la Solidarité....

On n'a jamais raison trop tôt, on a raison. Point... C'est un peu radical et parfois on ne vit jamais assez longtemps pour le savoir. Dans nos urgences, des mots de maux, des clins d'œil et des coups de gueules, des propositions, des idées (parfois), des envies, transition toute faites pour toutes les belles...

Publié le par franck leblond
Publié dans : #écologie

J’ai vu la gauche, j’ai vu ceux qui s’en disent, ils m’inquiètent. Si j’ai appris que pour guérir, plus que de savoir si l’on est véritablement dans le pathologique, il fallait admettre qu’on puisse l’être, malade ; que le déni est source de complication, qu’il faille alors lui faire comprendre, au sujet qu’il l’est. Qu’une fois le diagnostic posé, accepter sa maladie, c’est déjà entrevoir une possible guérison. Certes parfois c’est long. Il faut chercher, se planter, essayer. Et si c’est long, ça ne le sera jamais autant que l’empreinte de la bêtise que laisse dans l’histoire et dans la vie ce qu’elle, la gauche doit combattre pour être et exister. Combattre ? Une terminologie bien guerrière pour ce qui est l’essence de l’organisation de la vie en société paisible, équilibrée, en bonne santé. Tant que la gauche ne s’organisera que pour la lutte, le combat sur des théâtres dont on ne connaît ni les règles, ni les limites, cherchant, au même titre que d’autres, des artilleurs, des fusibles, des pions… Quand les pouvoirs s’organisent pour l’infantilisation et la culpabilisation de ses composantes, il n’est pas surprenant qu’elles se détachent de toute représentation, de toute action. Les participations aux divers scrutins attestent du désintérêt des citoyens, partout. La gauche moderne et unie doit porter un projet de nouvelle république, sortir du carcan de la cinquième, faite de copinage et de monarchisme. La gauche, si elle veut évoluer doit comprendre le peuple, c’est aussi son essence. Il doit avoir confiance, ne pas se sentir trahi au moindre siège conquis dans les représentations dans les diverses strates des sociétés. L’homme atomique dans sa splendeur pharaonique se plaît en haut de sa pyramide à donner coups de fouets, à faire porter par d’autres ses carences, son indifférence ; à perpétuer la réalisation d’édifice à grands renforts de main d’œuvre venue de partout. L’homme atomique invente les règles de son développement, de son contrôle, stigmatise, marginalise toute autre possibilité, pour garder la main. Je te parle de lui parce que je l’ai sous la main. Il n’est pas non plus responsable des maux de toute la Terre. Il est juste l’expression que l’on ne veut pas que ça change. Et il est encore moins celui qui le sauvera, si c’est possible. Si la gauche ne veut pas renaître sur un monde en cendres, elle doit anticiper, elle doit donner, expliquer aux peuples un idéal commun de base, un minimum vital, partout où trace de vie existe. La gauche doit composer d’une mathématique poétique pour créer les logiciels non pas de sa prise de pouvoir, mais d’un exercice de celui-ci plus humain, plus pacifiste, plus équitable, plus respectueux de ses ressortissants. C’est bien la peine de doter les instances internationales de chartes, de textes, de directives, de mesures, pour en arriver à autant de misères constatées. Et pourtant certains progrès sont notoires. Si je n’ai eu que le foot et le catéchisme, mais aussi un cadre de vie exceptionnel, pour grandir au travers des activités extra scolaires jusqu’au début des années 1980 ; que pourrait dire mon père lui qui, né en 1932, n’aura eu sur les même tranches d’âges, que l’occupation allemande pour s’émanciper. Aurions-nous exporté ailleurs nos querelles pour mieux vivre ici ? Ici, aujourd’hui un enfant de dix ans a le choix entre un panel d’activités que l’on n’imaginait même pas il y a vingt ans. Et malgré ma hantise du dentiste qui me vaut ces dents tachées, abîmées, rafistolées, noircies par le tabac ; je préfère aller chez lui aujourd’hui en 2009 qu’en 1975 !!! Le progrès même mal réparti fait partie de l’Histoire. Aristote disait qu’il ne vaut que s’il est partagé par tous. C’est là un créneau que la gauche doit s’approprier.

Mon propos est aussi de dire que partout où les peuples, les citoyens, ne sont pas respectés, que partout où des dominances totalitaires s’exercent les portes de la violence et du terrorisme sont ouvertes. Le piège étant d’y succomber, de les franchir… Je me dis souvent quand je constate autant de fermeture d’esprit dans les représentants de la force publique qu’on n’est jamais très loin de Nanterre. Si je ne cautionne pas les actes de violences physiques dont les principales victimes sont souvent des innocents, des gens qui n’ont jamais rien demandé d’autre chose que vivre, sur leurs terres natales, auprès de leurs familles, je les comprends. La pensée de droite dans toute sa dominance ne peut pas comprendre. Celle de gauche doit faire attention à ne pas, non plus, allumer les brûlots des conflits futurs. La gauche doit être à l’origine d’une pensée qui puisse organiser les mouvements de l’activité humaine afin que celle-ci baisse le thermostat de la planète. Il ne faut pas compter sur la pensée qui consiste à faire « croire » à une solution technologique proposant des biens de consommation pour réguler le climat. Aussi je doute parfois de l’engagement des sociétés transnationales qui exercent en fait les pressions suffisantes pour maintenir leurs arrogants dirigismes. J’y vois une anomalie.

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