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AL3ES, Agence Locale de l'Écologie, de l'Énergie, de l'Économie et de la Solidarité....

AL3ES, Agence Locale de l'Écologie, de l'Énergie, de l'Économie et de la Solidarité....

On n'a jamais raison trop tôt, on a raison. Point... C'est un peu radical et parfois on ne vit jamais assez longtemps pour le savoir. Dans nos urgences, des mots de maux, des clins d'œil et des coups de gueules, des propositions, des idées (parfois), des envies, transition toute faites pour toutes les belles...

Publié le par franck
Publié dans : #politique

Pour ce que j'en pense sur le fond je me suis dit en lisant les documents présentés "qui c'est qui m'a chié ça et ne l'a pas recouvert ?". Façon malpolie de dire les choses. Pour ce qui est de ce que mettrai dans les registres, peut-être un truc du genre de ce qui suit. Je reste très préocupé par ce qui se trame et sur une certaine opacité reignante. Il est dur de savoir quoi dire, comment le dire, ni même savoir si ça peut servir ou être utile. Je ne suis pas d'accord avec ces façon de faire et je tente d'explqiuer en quelques lignes pourquoi.

Je ne sais pas ce qui se trame sur Sciotot et notamment sur le concept flou de zone future à urbaniser, mais peut-être que comme il s'agit du POS de 2001 le mal est déjà fait. J'ai pu lire des choses qui en feraient rire beaucoup si les gens prenaient la peine d'aller le voir eux même et en comparant avec ce qui est effectivement réalisé. Bref, il y aurait tant de choses à dire et à exprimer que j'ai essayé de l'être...

Voici:

Soumise à enquête publique suite à l'annulation du PLU de la ville des Pieux (50340), la révision du POS appelle quelques remarques que je m'efforcerai de vouloir constructive !!! Si mon propos sera plus politique que technique, plus environnementaliste que polémique je souhaite attirer l'attention sur quelques points vus et lus dans les documents de présentation mis à la disposition du public.

 

Tout d'abord je ne défends aucun intérêt privé dans les observations formulées, intérêt au sens de la défense d'un patrimoine ou de la jouissance d'un bien menacé. Je défends plus l'idée d'un autrement que je n'ai pas lus dans les descriptifs.

 

Pour avoir lu les éléments de contexte du projet, je regrette que ceux-ci ne soient qu'exclusivement locaux (à l'échelle du Nord-Cotentin). En effet à aucun moment ne sont évoqués les crises écologiques, sociales, environnementales, rien sur les pics des matières, sur les hausses futures de l'énergie, sur le coûts des matières premières, sur l'autonomie des bâtiments et les énergies renouvelables, rien sur des notions de éco hameau ou d'éco quartier englobant des thématiques d'inspirations contemporaines (comme cité en italique dans l'article 2NAz 11 sur l'aspect extérieur). Je pense qu'une inspiration contemporaine et globale de la construction doit inclure les éléments précédemment cités et je pense que c'est ce qu'il aurait fallu mettre en avant plutôt que de relayer cela en astérisque. À l'opposé de cela « on » prétend vouloir développer les ZAC et préserver l'environnement !!! Ces deux éléments mis côte à côte en grand titre me paraissent bien contradictoires et mériteraient à eux seuls de longs débats.

 

En imaginant même une forte volonté de croissance (porter le nombre d'habitants entre 4000 et 4200) il conviendrait de préciser quelle est la réelle demande sans avoir à organiser une vente à la découpe individualisante et douteuse sur son impact environnemental.

 

Nous le savons tous le bâtiment est l'un des gros consommateurs d'énergies et fort émetteur de gaz à effet de serre, très énergivore sur l'ensemble de la filière. En énergie grise en amont de la construction pour la fabrication des matériaux, leurs transports, leur intermédiaires, leur mise en œuvre et leur futur recyclage. Je suis donc surpris que l'on aborde pas les règlements de construction sans évoquer l'usage de matériaux bissourcés, sans favoriser une approche bioclimatique de la construction, sans favoriser la création d'habitats groupés et écologiques, sans un rappel aux règlementations thermiques en vigueur.

 

« On » ne peut pas, nous ne pouvons plus nous permettre de construire des maisons, pour construire des maisons, pour donner l'espoir à des promoteurs de faire tout et n'importe quoi, n'importe comment. La volonté et l'engagement de faire autrement a aussi un sens formateur car il doit nous prédisposer à anticiper les règlementations futures, de même, les compétences mises en œuvre peuvent être réinvesties dans la rénovation du parc existant dont l'outil statistique « DPE » atteste de la médiocrité de la performance thermique.

 

Nous ne devrions que trop connaître les situations de précarité énergétique pour ne pas s'engager plus fermement vers des économies d'échelle. Ce n'est pas à la représentation publique d'œuvrer à rendre captifs les citoyens consommateurs d'énergie par les producteurs distributeurs d'énergie. Je n'ai pas lu dans les documents exposés la volonté d'œuvrer en ce sens. C'est pour moi l'expression d'une irresponsabilité sociale, environnementale, politique.

 

En cela il serait bon pour le collectif, qui en sortirait grandi, de redéfinir l'approche environnementale dans son ensemble et sans tabou afin de travailler sur d'autre formes de cohésions comme l'entraide, les habitats groupés écologiques et participatifs, la mutualisation des moyens de chauffage mais aussi la production d'énergie (photovoltaïque, éolien, solaire thermique, …). Car au delà des éléments contextuels évoqués plus haut, les crises que nous traversons et celles à venir sont toutes autant de mutations qu'il nous faut aussi traduire dans nos localités.

 

Si monsieur le Maire se plait à dire en réunion publique que les conseilleurs ne sont pas les payeurs, j'aimerai moi que les décideurs soient un peu plus anticipateurs. Déposer des permis de construire fn 2012 pour s'affranchir de l'application de la RT 2012 c'est rendre obsolète un habitat avant même qu'il ne soit construit. Et c'est regrettable. Pour avoir remis aux collectivités locales les résultats d'études de simulation thermodynamiques de bâtiments en projet nous savons quels degrés de performances sont atteignables. Pour avoir solliciter des expérimentations je regrette profondèment que l'on en soit encore que là.

 

Renforcer le chef lieu de canton... Certes oui, mais pourquoi sur cet élan de « croissance » ne pas faire croître l'idée, la possibilité d'un autrement ? D'autre le font bien, et même très bien parfois. Je ne vois là que de vieilles recettes artificialisantes et de plus déconnectées des enjeux de maîtrise de émissions de gaz à effet de serre et d'économies d'énergies. La volonté de préserver des haies et des chemins ne peut être l'alibi environnemental du projet.

 

Pour imager mon propos, je cite l'article 2NAz 11 qui dit « les murets de pierre sèches figurant au plan de zonage seront IMPÉRATIVEMENT conservés » auquel « on » oppose l'article 2NAz 13 ou les haies et les murets « seront conservés dans la mesure du possible ». Je lis ces deux extraits comme des éléments contradictoires.

 

D'autre part, l'article 2NAz 11 précise que « le matériau de couverture de la construction sera tout matériau ayant la forme et la couleur de l'ardoise ». Tout matériau ? Ça laisse de la place à la médiocrité de matériaux industriels au mauvais bilan carbone, aux risques toxicologiques que l'on retrouvera dans le captage des eaux. Cette mention sur les matériaux de couverture doit être revue pour, au delà des formes et des couleurs, faire tendre vers l'usage de matériaux renouvelables, recyclables, biossourcés et/ou naturels.

 

L'article 2NAz 7 : Ne faudrait-il pas mieux contraindre les implantations pour que les constructions puissent bénéficier d'apports solaires passifs dont les conséquences sont de faire baisser le besoins en énergie de chauffage et en éclairage ?

 

L'article 2NAz 9 (emprise au sol) et l'article 2NAz10 (hauteur des constructions). Ces deux articles ne sont pas règlementés. Or, si l'on ne limite ni l'emprise au sol, ni la hauteur des bâtiments ne risque t-on pas de voir pousser des barres d'immeubles ? C'est peut-être ce que l' « on » souhaite, et dans ce cas il faudrait le dire, mais si ce n'est pas le cas il faut règlementer ces articles pour ne pas être exposé à de mauvaises surprises.

 

De même le COS des parcelles n'est pas règlementé dans l'article 14. Je ne suis pas fondamentalement contre l'idée d'immeuble collectif, et plutôt pour dans certaines conditions car on pourrait imaginer que des foyers se fédèrent pour pour mutualiser leur besoins, leurs envies et leurs compétences pour définir les contours d'habitats groupés écologiques ; mais il faudrait que les collectivités abondent en ce sens pour aider et accompagner une telle démarche.

 

L'intérêt général dont « on » se prévaut pour proposer cette révision simplifiée aurait du sens si l'on organisait la promotion simultanée des nécessités de maîtriser les dépenses énergétiques sur l'ensemble de la filière de la construction en usant de matériaux et techniques régionales. Car 320 à 380 logements pèsent lourds sur l'environnement si l'on n'est pas un tant soit peu précautionneux. La promotion de ces matériaux vous est présentée dans le document joint.

Plus complexe à appréhender, il faudrait avoir conscience de l'état des finances des villes ayant connu ce genre d'accroissement du parc immobilier. J'ai pu voir des exemples terribles pour les collectivités. Il y a peut être des risques liés aux conjonctures globales qui sont mal pesées dans ces choix. Ceci restant très lié à l'image du territoire qui dans son ensemble vit dans sa bulle au pays des bisounours.

 

Sur le logement, je pose la question de savoir à quelle réalité sociale correspond le projet. Pour le savoir du Maire, il y aurait 250 demandes de logement social sur la commune, or le descriptif de la décomposition du parc ne programme que 30 à 40 logements sociaux. Je comprends bien que pour asseoir son assiette fiscale la commune doit accueillir une population de standing mais la répartition par le nombre affecté au social risque de faire beaucoup de déçus.

 

Quant aux équipements prévus il serait bon de contraindre à une réelle qualité environnementale de la construction qui conditionne des baisses de charges (et notamment de chauffage) mais aussi de qualité de l'air en épurant les volumes des COV (Composés organiques volatiles), CEM (champs électromagnétiques) ou autres parasitages pour les usagers.

 

La contrainte environnementale sur la conception, les matériaux, la maîtrise de l'énergie sont toutes autant de mesures qui peuvent conditionner l'émergence de synergies associatives, entrepeuneuriales, coopérantes, citoyennes, institutionnelles, de collectivités publiques créant des emplois nouveaux et locaux dans les champs de l'économie sociale et solidaire. La pérennisation des emplois créés doit à la suite être réinvestie dans la rénovation du parc locatif existant.

 

Mais il faut en exprimer la volonté. La volonté de renforcer l'image et l'action du chef lieu de canton devrait alors être plus communautaire en rééquilibrant les volumes à créer sur toutes les communes. Les lieux de vies créés accueilleront aussi des services de proximité et maintiendront aussi des écoles en milieu rural. Les trajets de l'extérieur vers Les Pieux se trouvant réduits.

 

Dans la mesure où je juge ce projet beaucoup trop individualisant et déconnecté des réels enjeux écologiques et économiques, je vous demande monsieur le commissaire enquêteur d'agir et de faire agir pour que la révision simplifiée du POS corresponde plus à la réalité plus globale (sociale, écologique et professionnelle) que celle du Nord-Cotentin, afin d'ouvrir d'autres perspectives du vivre ensemble.

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