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AL3ES, Agence Locale de l'Écologie, de l'Énergie, de l'Économie et de la Solidarité....

AL3ES, Agence Locale de l'Écologie, de l'Énergie, de l'Économie et de la Solidarité....

On n'a jamais raison trop tôt, on a raison. Point... C'est un peu radical et parfois on ne vit jamais assez longtemps pour le savoir. Dans nos urgences, des mots de maux, des clins d'œil et des coups de gueules, des propositions, des idées (parfois), des envies, transition toute faites pour toutes les belles...

Publié le par franck
Publié dans : #écologie

Comme ça, on répondrait facilement: NON. Et pourtant ! Engagé dans le mouvement de la construction paille depuis quelques années, j'ai écouté beaucoup d'autoconstructeurs dans leur parcours, j'ai partagé beaucoup de solutions pour certains projets, j'ai élaboré des micros dispositifs pour formé des candidats à la construction en paille... Bref, j'ai le sentiment d'avoir travaillé. Un truc me chiffonne pourtant depuis le début, un truc qui tient à moi dans mon rapport à la propriété privée. Mais avoir sa maison, son logement, construire et faire construire celui-ci reste un des principales préoccupations de chacun. Ça se comprend.

Dans le mouvement de la construction paille, il y a une forte valeur ajoutée et à plusieurs égards. Dans l'utilisation majoritaire du bois, de la pialle, de chaux, de terre, de ouate de cellulose, de fibre de bois (parfois aussi de ciment !), cette manière de construire stocke du carbone par l'utilisation de matériaux qui poussent dans la nature et pompe du CO2 de l'air pour leur croissance avec la photosynthèse. Ces matériaux souvent peut transformés ne nécessitent que peu d'énergie grise avant leur mise en œuvre. Au delà de cela, les performances thermiques de ces maisons sont encore inégalées à budget égal avec des matériaux conventionnels. L'usage du bois, majoritaire, pour le chauffage permet toujours un bon bilan carbone. Pour peu que vous conceviez votre maison selon des principes de bioclimatique, en apportant de l'inertie, un bois choix d'huisserie et une bonne étanchéité à l'air, vous aurez une maison qui sans grands renforts de technologies coûteuses et polluantes, aux performances énergétiques et d'émissions de GES plus que compétitive. Je le dis depuis longtemps, mais la paille permet de suite de tendre vers la RT 2020, qui prévoit que tous les bâtiments neufs à construire devront être à énergie positive. Joli programme.

Mais, je pense que pour aller plus loin dans cette approche de l'acte de construire, il faut aussi prévoir le tissus social et professionnel autour des chantiers. Tout d'abord pour créer des niches de compétences sur des territoires pour qualifiés de la main d'œuvre et de la matière grise à une bonne complémentarité pour les sujets qui vont poindre dans le paysage du bâtiments, les isolations par l'extérieur dans une contexte de hausse des matières premières. Comment faire en sorte de réaliser ces futurs chantiers dans le contexte mondial des marchés de l'énergie ? Grande question qui à attrait à la transition énergétique des territoires, mais aussi à l'amorce politique de solutions anticipant les crises futures liées aux actuelles. Nous n'avons pas ou plus le choix que de nous organiser au local avec les renforts de personnes extérieures et expérimentées dans les logiques d'une nouvelle approche de la construction.

De vastes partages et retours d'expériences peuvent être aujourd'hui organisés sur des formations longues greffées sur des chantiers de construction. Mais quoi construire ? Et bien, les pistes sont multiples, entre le client potentiel et celui qui cherche un toit, l'idée de construire de manière désintéressée pour une location modeste permettrait sûrement de financer une partie de la construction. De même en organisant des formations payantes on engendre des recettes.

Déjà sur d'autre territoires, des maisons sont construitent par des associations d'insertion, pour ête louées par les communes qui payent les chauffage des maisons avec la production d'électricité solaire. Si ailleurs on n'a pas peur d'inventer, nous ne sommes pas plus bêtes que d'autres pour innover et pas seulement dans la découverte de nouveaux matériaux, mais aussi dans l'approche humaine et écologiste de l'acte de construire.

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