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AL3ES, Agence Locale de l'Écologie, de l'Énergie, de l'Économie et de la Solidarité....

AL3ES, Agence Locale de l'Écologie, de l'Énergie, de l'Économie et de la Solidarité....

On n'a jamais raison trop tôt, on a raison. Point... C'est un peu radical et parfois on ne vit jamais assez longtemps pour le savoir. Dans nos urgences, des mots de maux, des clins d'œil et des coups de gueules, des propositions, des idées (parfois), des envies, transition toute faites pour toutes les belles...

Publié le par franck
Publié dans : #maux d'ailleurs

Si ça mériterait quelques pages, et il faudrait que je m'y attache, ma propre errance me conduit de temps à autres à "bloquer" sur des aspects de la vie. Parfois plusieurs blocages simultanés ankylosent ma capacité d'action pour au final avoir le sentiment d'évoluer dans le vide. Cruelle sensation où tout semble glisser sur soi, des mains, sous les pieds, dans la tête... Aucunes prises... 

Sur ta peau lisse tout glisse...

La milice de la malice chasse le suplice en caprice et dans un délice j'ai regardé le temps passer. Le temps s'écoulait de haut en bas aujourd'hui. Il pleuvait. J'essayais d'imaginer le temps de chute d'une goutte d'eau. Si ce n'était pas des gouttes d'eau qui tombaient du ciel matérialisant le temps (mauvais) qui passe, à la vitesse où elles s'écrasent sur nos têtes, ça ferait sûrement d'autres dégats. Moralité, soyons heureux que ce ne soit que de l'eau et méfions nous du changement. L'eau changée en glace fait une autre impression ! La nature en tire des bienfaits (de l'eau). Notre nature humaine préfère le ciel bleu et le soleil, notre nature n'a pas les mêmes besoins que la Nature. Nous avons plus besoin de la Nature qu'elle n'a besoin de nous... Et le vent ?

Celui qui file autour de nous, des fois fort, des fois non, la masse qu'il déplace est-elle aussi une matérialisation du temps qui passe ? Qu'il vous porte ou que vous alliez contre lui, une impression différente du temps qui passe. Et ce temps qui passe. Passe t-il vite ? Voir le temps passer vite est pour moi un gage de bonne santé. Le galérien voit le temps passer. Constate aisément que sans le rythme du travail codifié, ponctué, sans obligations, sans aliéner son temps à un lien de subordination dédommagé, le temps est plus dur à remplir... Il passe... Sans que parfois rien ne se passe...

À quoi le rêveur passe t-il son temps ? Ben à rêver !!! Si on financait les rêves, je serai riche ! J'espère juste être autonome dans le sens où je ne m'en remets pas à la norme, à la masse, aux habitudes, à des schémas dont on exagère toujours les bienfaits.

Rasant comme le cormoran (étape précédant le corps mourant), planant comme le goéland, le temps s'il n'érode pas les sentiments, les pousse dans une dérive cahotique parsemée de chocs, d'émotions, de sensations à vouloir qu'il s'arrête... Suspendu à l'onde de l'autre, son image, ses sons, ses odeurs, ses codes et ses envies.

Oh belle dame !

Ton ombre plane

Dans mon esprit.

Les yeux fermés

Ta silhouette apparait.

Dans ma peau d'âne

De toi je suis épris

Comme un air dans la tête

Qui fuit à son écoute

Ta mélodie m'envoûte

Et file comme une pirouette

Câline caresse éolienne

Aux couleurs de sienne...

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roland 25/06/2012 01:28

Le Vaisseau fantôme

Errance:Bien que tout amour soit vécu comme unique et que le sujet repousse l'idée de le répéter plus tard ailleurs, il surprend en lui une sorte de diffusion du désir amoureux; il comprend alors
u'il est voué à errer jusqu'à la mort, d'amour en amour.

1- Comment finit un amour? -Quoi, il finit donc? En somme, nul - sauf les autres- n'en sait jamais rien: une sorte d'innocence masque la fin de cette chose conçue, affirmée, vécue selon l'éternité.
Quoi que devienne l'objet aimé, qu'il disparaisse ou passe à la région amitié, de toute manière, je ne le vois même pas s'évanouir: l'amour qui est fini s'éloigne dans un autre monde à la façon
d'un vaisseau spatial qui cesse de clignoter: l'être aimé résonnait comme un vacarme, le voici tout à coup mat (l'autre ne disparaît jamais quand et comme on s'y attend). Ce phénomène résulte d'une
contrainte du discours amoureux: je ne puis moi-même (sujet énamoré) construire jusqu'au bout mon histoire d'amour: je n'en suis le poète (le récitant) que pour le commencement; la fin de cette
histoire, tout comme ma propre mort, appartient aux autres, à eux d'en écrire le roman, récit extérieur, mythique.

2- J'agis toujours - je m'entête à agir, quoi qu'on me dise et quels que soient mes propres découragements, comme si l'amour pouvait un jour me combler, comme si le Souverain Bien était possible.
De là cette curieuse dialectique qui fait succéder sans embarras l'amour absolu à l'amour absolu, comme si, par l'amour, j'accédais à une autre logique (l'absolu n'étant plus contraint d'être
unique), à un autre temps ( d'amour en amour, je vis des instants verticaux), à une autre musique (ce son, sans mémoire, coupé de toute construction, oublieux de ce qui le précède et le suit, ce
son est en lui-même musical).Je cherche, je commence, j'essaye, je vais plus loin, je cours, mais jamais je ne sais que je finis: du Phoenix , on ne dit pas qu'il meurt, mais seulement qu'il renaît
(je puis donc renaître sans mourir?)
Dès lors que je ne suis pas comblé et que cependant je ne me tue pas, l'errance amoureuse est fatale. Werther lui-même l'a connue - passant de la "pauvre Léonore" à Charlotte; le mouvement s'est,
il est vrai, enrayé; mais, s'il avait survécu, Werther aurait réécrit les mêmes lettres à une autre femme.

3- L'errance amoureuse, ça a des côtés comiques: ça ressemble à un ballet, plus ou moins preste selon la vélocité du sujet infidèle; mais c'est aussi un grand opéra. Le Hollandais maudit est
condamner à errer sur la mer tant qu'il n'aura pas trouver une femme d'une fidélité éternelle. Je suis ce Hollandais Volant; je ne peux m'arrêter d'errer (d'aimer) en vertu d'une ancienne marque
qui me voua, dans les temps reculés de mon enfance profonde, au dieu Imaginaire, m'affligeant d'une cmpulsion de parole qui m'entraîne à dire "je t'aime", d'escale en escale, jusqu'à ce que quelque
autre recueille cette parole et me la retourne: mais nul ne peut assumer la réponse impossible (d'une complétude insoutenable), et l'errance continue.

4- Le long d'une vie, tous les "échecs" d'amour se ressemblent (et pour cause: ils procèdent tous de la même faille). X...et Y... n'ont pas su (pu, voulu) répondre à ma "demande", adhérer à ma
"vérité"; ils n'ont pas bougé d'un iota leur système; pour moi, l'un n'a ait que répéter l'autre. Et cependant, X... et Y... sont incomparables; c'est dans leur différence, modèle d'une différence
infiniment reconduite, que je puise l'énergie de recommencer. La "mutabilité perpétuelle" dont je suis animé , loin d'écraser tous ceux que je rencontre sous un même type fonctionnel (ne pas
répondre à ma demande), disloque avec violence leur fausse communauté: l'errance n'aligne pas, elle fait chatoyer: ce qui revient, c'est la nuance. Je vais ainsi, jusqu'à la fin de la tapisserie,
d'une nuance à l'autre (la nuance c'est ce dernier état de la couleur qui ne peut être nommé: la nuance, c'est l'Intraitable).

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