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AL3ES, Agence Locale de l'Écologie, de l'Énergie, de l'Économie et de la Solidarité....

AL3ES, Agence Locale de l'Écologie, de l'Énergie, de l'Économie et de la Solidarité....

On n'a jamais raison trop tôt, on a raison. Point... C'est un peu radical et parfois on ne vit jamais assez longtemps pour le savoir. Dans nos urgences, des mots de maux, des clins d'œil et des coups de gueules, des propositions, des idées (parfois), des envies, transition toute faites pour toutes les belles...

Publié le par franck
Publié dans : #LA Philosophie ou les Armes

J'aurais voulu concentrer la lumière, celle par qui ta présence éblouit mes instants, mes lieux, mes minutes de vie. Pour cela, je tutoierai la partie qu'habituellement je vouvoie. Comme une boule à facettes, je capte des lumières, des idées que je projette sur les murs, dans le temps, dans mes livres, sur la toile. J'écris parfois dans une harmonie du cœur, de l'esprit, du corps et des sens en faisant déraper le stylo, avec style ? sur le papier pour faire jaillir en toi ce que j'ai tant de mal à découvrir.

Écrire n'est pas une question de thérapie, ou de courage, c'est plus une violence contenue dont d'autres expressions feraient peur. À côté d'une personne qui monte des cailloux dans le bruit et la poussière tous les jours ce n'est pas grand-chose. Mais les deux peuvent se compléter. Écrire comme un appel à la réflexion, au secours, au sursaut, à l'action; écrire dans un mouvement pour comprendre et évaluer à côté de quoi tu passes, à côté de quoi tu es passé(e) à la lecture de nos vies, de la vie. Écrire comme pour constater son propre (futur) échec. Écrire n'est rien en regard de la difficulté à diffuser. Écrire pour séduire, conquérir des inaccessibles toujours plus fuyants. Écrire...

Tu surfes dans les méandres de l'amour où tu mérites un temps d'arrêt, de réflexion pour mieux comprendre. Comme un chien marque une proie se faisant tirer par d'autres. Une petite mort en regard du flair animal. Et nous avons encore bien d'autres écueils à franchir dans tous ces méandres pour se faire comprendre et faire des étincelles. Peut-être sais-tu toi la manière dont tu voudrais que je te remercie de tout ce chemin parcouru à mes côtés, des ces traces neuronales, sensorielles inscrites dans ma mémoire. Ma folie n'est rien en regard des sentiments qui m'animent pour toi. Juste que quand je vois le monde, les gens comme je les vois, je n'ai pas d'autre possibilité que l'ambition de donner le meilleur de moi-même pour l'être, le meilleur, le plus grand, le plus fort...

Ambition mal placée, je te remercie de toujours m'accrocher à la réalité de l'autre, je finirai par l'oublier. Je ne sais pas combien je t'aime... Ni si c'est utile. Je ressentai le besoin de te dire "je t'aime". Avec tes bons et tes mauvais côtés. Te le dire pour que tu l'emmènes au bout de ton monde. Que ça te colle à la peau comme un bout de scotch ou une crotte de nez. Je ne sais pas comment, je suis maladroit; ni combien, ce n'est pas comptable; ni l'intensité, ni la force, ni l'intérêt; comme un sentiment de perdu, comme un sentiment perdu dans les années qui passent. Peu importe... Si je pense pouvoir m'en défaire, tu me colles à l'âme, tu as marqué à jamais ma conscience, sans que nous jouions de nos sens. Tu as marqué des chemins dans mes neurones. Ce serait grave à mon sens de ne pas te le dire, de vivre avec ça comme une introversion de plus, de trop. Un truc enfoui au fond de ton être qui frappe aux portes de l'envie; mais je sais trop où cela me conduit, où cela m'a conduit.

L'avenir pour les gens comme moi ne se conçoit que dans l'utopie et tu es dedans. Nos mondes sont encore distincts. Chacun de nous a toujours raison dans le monde qu'il se construit. Qu'on nous construit. Et si j'ai tort dans le tien, je ne suis pas sûr que tu aies raison dans le mien. Nos mondes se rapprochent sans, parfois, que nous nous en rendions compte. Tu es dans mes utopies comme le jaune au milieu du blanc. J'aimerais que tu acceptes d'y vivre, d'en partager les bonheurs, les joies, les peines sans que les difficultés n'affectent ces sentiments.

Et c'est aussi ça les histoires d'amitié, de fraternité, de partages, d'amour, il y a toujours un moment où l'un ou l'autre, l'autre ou l'un doit se résoudre à faire sa vie sans cette partie d'autre chose que le temps te fait comprendre et accepter et apprécier et aimer... Et là ? Tu dors ? Tu triches ! Tu fuis devant l'urgence des sentiments et je ne sais pas en cette nuit claire ce que tu berces en moi. Il a beau faire nuit, c'est toujours le soleil dans ma tête quand je pense à toi. Les pensées morbides du soir de pleine lune, une bascule. Je dois penser aussi au jour où dans toutes mes relations l'un ou l'autre viendra à disparaître. Si je devais le faire avant toi, ton souvenir m'accompagnera jusqu'au fond des galaxies comme pour t'aspirer dans mon néant. Et si c'était toi ? Non, ne fais pas ça, ne me laisse pas...

Je ne sais pas où se situe ma réelle attirance pour toi. Comme un satélitte autour d'un astre, je gravite, je tourne sans (presque) fin pour m'écraser de toute la splendeur de ma naïveté. Ça pousse mon cerveau dans les tours, j'aurais voulu te parler de détails, tu sais, des choses de rien qui prennent parfois le sens (unique) de ta propre interprétation, les choses où tu donnes un sens alors qu'il n'y en a ni à découvrir, ni à chercher. Le sens qu'on l'on donne est toujours le fruit d'une croyance. Tu crois voir la mer et ce n'est qu'un dépotoire; tu crois voir des champs de culture et ce ne sont que de vulgaires amalgames de chimies; tu crois voir des maisons et ce ne sont que des épaves thermiques; tu crois voir des voitures et ce ne sont que des armes de destructions massives; tu crois voir un malade de sa propre vie et ce n'est qu'une personne qui a trop capté le mal des autres; tu crois voir une abeille et... ohhh une abeille !!! Ce n'est que le signe de notre déclin. Tu crois... Et dire que j'ai écrit un livre sans le verbe croire. "On" ce con nous a longtemps fait croire au péril de la guerre nucléaire, bactériologique... J'entends le Barack dire qu'il veut réduire les armements nucléaires. Si je m'en réjouis, alors que nos centrales sont les théâtres d'incidents, d'accidents à répétition; le péril est-il aujourd'hui plus dans le nucléaire civil ? Nous menace t-il plus que la guerre en elles-mêmes ? Si oui, il est temps de faire quelque chose. Non ?

Je ne sais pas toujours quoi faire de ce que j'apprends jour après jour au gré des rencontres. Certaines formes de cohésions sont précaires, l'idée que je me fais de certains fonctionnements agite mes échaffaudages, les fondations tremblent, l'équilibre est alors question de prise, de mouvement, d'allure, de stature. Il y a tant d'utopies qui comptent pour moi aujourd'hui que j'en ai la tête qui tourne. Tu en es une. Comme une qui n'a jamais été "essayée", oh pas pour comparer, ni pour l'être mais pour vivre d'intenses temps nouveaux. Mais ça reste aussi comme je te l'ai déjà dit: incapable de choisir, incapable de se focaliser, incapable de répondre, incapable... Un capable peut être le roi d'un jour, moi j'ai toujours l'excuse de l'autre, du système, du monde, de la société, de la migraine, de la météo, de ma fragilité... Je joue encore trop de tout cela peut-être pour réellement agir. Mais ce n'est pas un jeu.

Je ne peux que maîtriser certains symptômes. Je ne sais jamais où m'emmènent mes pensées, mes envies... Des idées scintillent dans ma tête dans une agitation dont je te soupçonne d'être une cause. Les idées s'enchaînent, s'alimentent entrecoupées d'images, de sons, d'échanges, de tests; elles tournent sur elles même comme pour aguicher ma motricité affaiblie par le temps. Puisqu'on ne peut pas dire ou prédire le temps qu'il reste sauf à choisir l'instant où il s'arrête; j'ai assez de raisons de vivre, tu en es une. Ne fais pas ça. Nous devons vivre pour témoigner. Que c'était possible. Que c'est possible. Que ça le sera encore plus demain. Même si chaque jour qui passe ouvre une plaie, crève un abcès, modifie un comportement, n'oublie pas que nous sommes l'évolution avant d'être la révolution.

Parce que tu rends ma vie et ma folie supportable et que le mélange de deux élabore une issue, et peut-être que la mienne, j'ai des places pour une transition vers l'inconnu. Nulle question pour moi de t'ôter à ton monde, à ta vie, à tes repères. Si ta crainte est légitime, le parcours est balisé, tu retrouveras le chemin sans moi. Nos mondes se rapprochent, ne peuvent-ils pas s'approcher d'une excellence suffisamment rare pour nous laisser une trace indélébile et invisible aux yeux de tous... Sinon ces quelques mots ?

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